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Le projet de loi sur la maternelle 4 ans fait réagir sur la Côte-Nord

Des jouets sont à l'avant-plan de la photo qui montrent aussi une éducatrice assise à une table avec des enfants
M. Roberge prévoit de modifier la Loi sur l'instruction publique afin que toutes les écoles puissent offrir le service de maternelle 4 ans. Photo: Radio-Canada
Marie-Jeanne Dubreuil

Le projet de loi visant à offrir la maternelle à tous les enfants de 4 ans, déposé par le gouvernement Legault jeudi, est accueilli avec scepticisme sur la Côte-Nord.

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, promet de rendre accessible les maternelles 4 ans à toutes les familles qui le désirerait d'ici la fin d'un premier mandat, soit d’ici 2023.

À quelque part, c’est dramatique pour certaines régions du Québec comme la Côte-Nord, déplore le directeur général du regroupement des CPE de la Côte-Nord, Réal Aloise.

M. Aloise croit que la nouvelle loi met en danger le service de garde en CPE dans la région. Il considère le projet idéologique et irréfléchi.

Pour un dossier aussi majeur, aussi coûteux pour le Québec, qu'on ne s’appuie pas sur aucun chiffre, aucune étude et qu'on lance une telle idéologie sans rien mesurer, pour moi, c'est incroyable.

Réal Aloise, directeur général du regroupement des CPE de la Côte-Nord

Pour M. Aloise, les CPE et leurs stratégies éducatives sont plus adaptés pour un enfant de 4 ans qu'une école où il se retrouverait avec des enfants ayant jusqu'à 12 ans.

Josianne, une mère de Sept-Îles, partage cette vision. Ils ont encore le droit d'être des tout-petits pour un petit bout de temps. Déjà que l'école c’est l'année prochaine, je le laisse profiter de ces petits moments de garderies avec ses amis, exprime-t-elle.

Elle affirme que son fils de 4 ans et demi irait à la garderie même si des places à l'école devenaient disponibles.

Une meilleure approche?

François Legault et le ministre Roberge basent principalement leur projet de loi sur l’argument que les maternelles 4 ans permettraient un dépistage et un traitement plus rapide des problèmes d'apprentissage chez les tout-petits.

Le président de la Commission scolaire du Fer, Rodrigue Vigneault, n’est pas contre cette idée. Il explique cependant que le personnel nécessaire est aujourd'hui manquant dans la région.

Le problème, c'est la relève d’enseignants. Nous n’en avons pas pour combler nos besoins actuels. Le défi, ça va être d'en trouver pour les maternelles 4 ans.

Rodrigue Vigneault, président de la Commission scolaire du Fer

Au final, M. Vigneault croit que l'instauration de la maternelle 4 ans ne serait que du [travail] en double puisqu’il considère que le système des garderies actuel fonctionne très bien.

D'après les information de Djavan Habel-Thurton

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