•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

QuadrigaCX n'a plus d'argent, reconnaît son avocat devant un tribunal

Une illustration du bitcoin.
La cryptomonnaie manquante, d'une valeur de 190 millions, est logée dans des portefeuilles numériques hors ligne, mais personne ne peut y avoir accès. Photo: Getty Images / Paul Paladin
Radio-Canada

QuadrigaCX, qui était autrefois l'un des plus importants marchés de cryptomonnaie du Canada, est maintenant à court d'argent.

L'avocat de la société insolvable établie à Vancouver, Maurice Chiasson, a reconnu jeudi devant la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse que QuadrigaCX n'avait plus rien.

Me Chiasson a indiqué que Jennifer Robertson, la veuve du PDG et fondateur de la société Gerald Cotten, devrait mettre de l'argent à la disposition de l'entreprise. Mme Robertson avait déjà versé 150 000 $ pour couvrir les coûts de fonctionnement, selon des documents judiciaires récents.

L'audience de jeudi a permis d'en savoir plus long sur la situation financière précaire de QuadrigaCX. Plus d'une dizaine d'avocats représentant des utilisateurs du marché à qui l'entreprise doit 260 millions de dollars étaient présents.

Trois groupes d'avocats ont demandé à la cour de représenter 115 000 négociants en cryptomonnaie à qui l'on doit 70 millions de dollars en liquidité et 190 millions de dollars en bitcoins ou autres actifs numériques.

L'avocat Maurice Chiasson marche dans un couloir de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, à Halifax.L'avocat Maurice Chiasson à Halifax Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Le juge Michael Wood a dit qu'une décision écrite sera rendue d'ici une semaine.

Le marché est fermé depuis le 28 janvier.

Des millions « prisonniers » depuis la mort du fondateur

Gerald Cotten est soudainement mort le 9 décembre alors qu'il voyageait en Inde. Il dirigeait l'entreprise depuis cinq ans. Ses bureaux étaient situés à son domicile, au nord d'Halifax.

Selon des documents judiciaires, la cryptomonnaie manquante, d'une valeur totalisant 190 millions de dollars, est logée dans des portefeuilles numériques hors ligne, mais personne ne peut y avoir accès, car M. Cotten était le seul à connaître les codes cryptés.

Gerald Cotten.Selon des documents judiciaires, Gerald Cotten, âgé de 30 ans, est décédé le 9 décembre 2018 en Inde, de complications liées à la maladie de Crohn. Photo : Facebook

En vertu d'une ordonnance rendue le 5 février par un tribunal qui accordait à QuadrigaCX la protection contre ses créanciers, la société est tenue de payer tous les frais juridiques.

Pour nous, la question du coût est importante, a reconnu Me Chiasson.

Une grande partie des 70 millions de dollars en devises fortes dus aux utilisateurs est liée à des traites bancaires détenues par neuf processeurs de paiement tiers ayant travaillé avec QuadrigaCX.

À elle seule, Costodian, une firme établie à Toronto, compte cinq traites bancaires d'une valeur de 25,2 millions de dollars, a dit Mme Robertson.

Me Chiasson dit espérer que le tribunal concerné amènera les gens à la table.

QuadrigaCX a utilisé des processeurs de paiement tiers, car le secteur bancaire traditionnel reste réticent à gérer les revenus provenant du secteur de la cryptomonnaie, qui n'est pas réglementé au Canada.

Avec les informations de La Presse canadienne

Nouvelle-Écosse

Cryptomonnaies