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Après son style de gestion, l'ex-ministre Wilson-Raybould critiquée pour son français

Justin Trudeau et Jody Wilson-Raybould se tiennent côte à côte, mais regardent dans des directions opposées.

Nommée ministre de la Justice en 2015 par Justin Trudeau, Jody Wilson-Raybould a été rétrogradée le 14 janvier dernier lors d'un remaniement ministériel et a hérité du portefeuille des Anciens Combattants.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

L'ex-ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould a-t-elle été rétrogradée en raison de son manque de maîtrise du français? C'est ce qu'avance le député libéral de Mont-Royal, Anthony Housefather. Mais cette affirmation, qui s'ajoute à plusieurs autres ayant émaillé cette controverse, en fait sourciller certains.

Anthony Housefather a fait cette déclaration jeudi, lors d’une entrevue à CJAD. Selon lui, il y a de nombreux dossiers judiciaires qui requièrent de la personne à la tête du ministère de la Justice qu'elle soit capable de communiquer avec les Québécois.

Mais l’ex-chef du Nouveau Parti démocratique et commentateur politique à CJAD, Thomas Mulcair, a soulevé des doutes au sujet de cette affirmation. « C'était très surprenant d'entendre Anthony Housefather dire cela, et j'ai hâte de savoir si quelqu'un va confirmer cette information », a-t-il affirmé sur les ondes de la station montréalaise.

Il s'agit d'une nouvelle critique visant l'ex-ministre. Des sources au sein du Parti libéral du Canada, citées par La Presse canadienne, soutenaient récemment que Jody Wilson-Raybould avait un important problème de style de gestion.

Ces affirmations ont été démenties par certains, notamment Sheila North, ex-grande chef de Manitoba Keewatinowi Okimakanak, l'organisation des chefs du nord de cette province des Prairies. Mme North a plutôt qualifié Mme Wilson-Raybould de « très sérieuse et [de] très crédible ».

Jody Wilson-Raybould est passée du ministère de la Justice à celui des Anciens Combattants lors du dernier remaniement ministériel fédéral. Elle a démissionné de son poste mardi, dans la foulée d’allégations publiées dans le Globe and Mail au sujet de ce qui est maintenant appelé l'affaire SNC-Lavalin.

Le quotidien rapportait des allégations voulant que le bureau du premier ministre serait intervenu auprès de l’ex-ministre pour lui demander de négocier une entente de réparation avec l'entreprise, afin d'éviter un procès pour corruption et fraude. Le premier ministre Justin Trudeau a nié ces informations.

Renforcer l'unité du caucus dans la tourmente

Le premier ministre Trudeau a pris des mesures pour s'assurer de l'appui du caucus libéral, à la suite de la démission de Jody Wilson-Raybould du Cabinet.

Plusieurs sources au sein du caucus ont dit à CBC que le premier ministre avait convoqué une réunion extraordinaire par téléphone mardi soir. Le but était de leur expliquer que rien d'inapproprié n'était arrivé dans les interactions entre son bureau et Jody Wilson-Raybould dans l'affaire SNC-Lavalin.

Mais contrairement aux réunions habituelles du caucus, les députés n'ont pas pu poser de questions au premier ministre. On leur a dit de faire le suivi auprès du cabinet du premier ministre ou des bureaux régionaux.

Les députés qui ont parlé à CBC sous le couvert de l'anonymat ont dit qu'ils croyaient Justin Trudeau lorsqu'il leur a dit que ni lui ni son bureau n'avaient fait pression sur Jody Wilson-Raybould.

Plusieurs élus libéraux ont aussi affirmé à CBC que, même si le caucus s'entendait pour dire que Mme Wilson-Raybould ne devrait plus faire partie du Conseil des ministres, il n'y avait aucune raison valable pour expulser la députée de Vancouver Granville du caucus libéral.

L'appel inhabituel aux députés libéraux a été lancé alors que le gouvernement Trudeau s'empressait de faire face aux répercussions de la démission soudaine de Jody Wilson-Raybould de son poste de ministre des Anciens Combattants.

Pendant la tempête politique qui a suivi la publication de l'histoire du Globe, Mme Wilson-Raybould a refusé de commenter l'affaire, affirmant qu'elle était toujours liée par le secret professionnel de son ancienne fonction de procureure générale.

Avec les informations d'Elizabeth Thompson, de CBC

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