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Déneigement : l'hiver risque de coûter plus cher que prévu au gouvernement

Une déneigeuse circule sur une route dans le secteur de Matane.
Les précipitations abondantes pourraient entraîner une hausse des coûts de déneigement pour le gouvernement du Québec. Photo: Radio-Canada
Jonathan Lavoie

Le ministère des Transports risque fort de devoir verser des extras à des entrepreneurs en déneigement à la fin de l'hiver. Selon l'Association des propriétaires de machinerie lourde, ce type de demande « risque fort d'être généralisé » à l'ensemble du Québec cette année.

S’il est trop tôt pour qualifier l’hiver 2018-2019 d’exceptionnel, le directeur général de l'Association des propriétaires de machinerie lourde du Québec (APMLQ), Yvan Grenier, n’hésite pas à dire qu’il est « extrêmement rigoureux ».

En moyenne à Québec, il tombe 303 cm de neige par hiver. Cette année, il en est déjà tombé plus de 260 cm à la mi-février.

« On est en train de dépasser largement les quantités de [sel et d’abrasifs] utilisées et les heures de travail prévues aux contrats. Donc, certaines entreprises risquent de rencontrer des difficultés importantes d'ici la fin de la saison », prévient Yvan Grenier.

Yvan Grenier, directeur général de l'APMLQYvan Grenier, directeur général de l'APMLQ Photo : Radio-Canada

Ces difficultés s’expliquent par la nature des contrats signés avec le ministère des Transports.

Les déneigeurs ont des ententes à forfait. Pour un prix fixe, ils s’engagent à fournir l’équipement, le sel, les abrasifs et la main-d’œuvre tout l’hiver, peu importe la quantité de précipitations.

Soyez ouverts à nos doléances et préparez-vous à faire une analyse sérieuse dans le but d'aider vos entrepreneurs qui permettent la mobilité sur nos routes tout l'hiver.

Yvan Grenier, directeur général de l'Association des propriétaires de machinerie lourde du Québec

L’APMLQ doit d’ailleurs envoyer une lettre au sous-ministre du ministère des Transports la semaine prochaine pour « qu’il s'attende à recevoir des réclamations de la part [de ses] entrepreneurs ».

Semblable à 2008

Si la tendance se maintient, l’Association appréhende une situation qui pourrait ressembler à celle vécue en 2007-2008, alors que 558 cm de neige étaient tombés sur la région de Québec.

De nombreux entrepreneurs en déneigement s’étaient retrouvés dans une situation précaire compte tenu de l’abondance inhabituelle des précipitations.

« Il y avait le risque que certains entrepreneurs fassent faillite », soutient Yvan Grenier.

Dans le cas de 2008, ça avait coûté 12,5 millions pour compenser l'ensemble des entrepreneurs pour l'hiver exceptionnel.

Yvan Grenier, directeur général de l'Association des propriétaires de machinerie lourde du Québec

« Le Ministère cette année-là avait redistribué plusieurs millions de dollars, se souvient Yvan Grenier. Ça avait permis de sauvegarder des entreprises, des PME québécoises, et de sauvegarder un niveau de prix raisonnable des contrats pour l'avenir. »

Verglas

Les épisodes de verglas cet hiver ont aussi augmenté la tâche des déneigeurs.

« Le verglas, il faut que tu sois sur la route sans arrêt, ça implique du matériel et le matériel se gaspille », explique Yvan Grenier.

Les déneigeurs doivent étendre beaucoup plus d’abrasifs, puisque ceux-ci sont régulièrement emportés par le ruissèlement de l’eau.

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