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Ghislain Picard critique l'attitude du premier ministre envers Jody Wilson-Raybould

Ghislain Picard accorde une entrevue à la sortie de la rencontre avec François Legault.

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard. (archives)

Photo : Radio-Canada

Thomas Deshaies

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, estime que le traitement réservé à l'ancienne ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, par le premier ministre Justin Trudeau, suscite une « vaste mobilisation » chez les communautés autochtones du pays.

C'est ce qu'il a déclaré dans le cadre d'une allocution qu'il donnait au campus de Val-d'Or de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue au sujet de l'autodétermination des peuples.

Selon M. Picard, la nomination de Mme Wilson-Raybould en 2015 au poste de ministre de la Justice avait été saluée par plusieurs leaders autochtones. Rappelons qu'elle s'est grandement impliquée pour la défense des droits des peuples autochtones avant de faire le saut en politique fédérale.

Mme Wilson-Raybould avait été écartée de son poste de ministre de la Justice pour être nommée à celui de ministre responsable des Anciens Combattants en janvier dernier. Une décision qui avait mal été accueillie, ajoute M. Picard.

On nous a comme ramenés à la réalité quand le premier ministre a décidé de lui transférer le dossier des combattants, mentionne-t-il. On sentait que ce n'était pas une décision qui avait été appréciée par plusieurs, en grande majorité des Premières Nations à l'échelle du pays.

Sa décision de remettre sa démission a créé cette espèce de vague [de sympathie] au sein de nos troupes.

Ghislain Picard

Mme Wilson-Raybould a remis sa démission mardi, dans la foulée de l'affaire SNC-Lavalin, au lendemain d'une déclaration de Justin Trudeau la concernant. Celui-ci affirmait alors qu'elle aurait démissionné du Conseil des ministres si elle avait senti qu'elle faisait l'objet de pressions indues.

Selon le Globe and Mail, le premier ministre ou de proches collaborateurs auraient fait pression sur Mme Wilson-Raybould afin qu'elle négocie une entente avec SNC-Lavalin dans le but d'éviter un procès criminel. Justin Trudeau dément ces allégations.

Ghislain Picard estime que le traitement réservé à Jody Wilson-Raybould suscite des questionnements sur le rapport qu'entretient le premier ministre Justin Trudeau avec les premiers peuples. Peut-être qu'après trois ans, il faut se poser la question à savoir si les relations avec les peuples autochtones sont celles qui sont les plus importantes pour le premier ministre, conclut-il.

Abitibi–Témiscamingue

Politique fédérale