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Des Sherbrookois coincés à Haïti

Une photo de mariage du couple
Terry Watson et son conjoint Sylvain Limoges sont coincés dans leur hôtel d'Haïti. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La mère de Marie-Christine Remy, Terry Watson, ainsi que le conjoint de cette dernière, Sylvain Limoges, sont coincés à Haïti à cause des importantes manifestations qui secouent la capitale, Port-au-Prince.

Dimanche dernier, le couple de Sherbrooke n’a pas pu se rendre à l’aéroport pour attraper son vol de retour, après une semaine passée dans un tout-inclus de Montrouis, puisque les routes menant à Port-au-Prince sont inaccessibles.

C’est à ce moment que Marie-Christine Remy reçoit un message de sa mère par Messenger, l’informant de la situation. Elle commence alors des démarches avec le ministère des Affaires étrangères du Canada, avec le bureau de la députée de Compton-Stanstea, Marie-Claude Bibeau, ainsi qu’avec Air Transat.

Marie-Christine Remy. Marie-Christine Remy s'inquiète pour sa mère et le conjoint de celle-ci qui sont coincés dans un hôtel à Haïti. Photo : Radio-Canada

Le ministère des Affaires étrangères leur recommande de rester à l’hôtel où il y a suffisamment de nourriture et d’eau et le bureau de la députée Bibeau leur suggère de s’inscrire sur la liste des voyageurs québécois à l’étranger. Air Transat s’avère moins utile. En fait, lorsqu’elle discute avec un représentant d’Air Transat, Marie-Christine Remy lui apprend la situation en Haïti.

Il y a le représentant Transat qui est sur place. Je pense qu’il ne donne pas beaucoup d’informations. Ce qu’elle [sa mère] continue de me dire [...] c’est : "On ne sait pas ce qui se passe".

Marie-Christine Remy

L’agence de voyage de Terry Watson et Sylvain Limoges leur réserve alors un vol pour le mercredi suivant. Sachant que le même scénario allait se reproduire, le couple Watson-Limoges fait des démarches avec d’autres personnes présentes au complexe hôtelier pour réserver un hélicoptère qui les mènera à l’aéroport. Malheureusement, l’hélicoptère arrive trop tard et il leur semble peu sécuritaire de patienter à l’aéroport, près des manifestations, sans avion à prendre.

Ils sont stressés, les autres voyageurs aussi. Il y en a qui commencent à manquer de médicaments.

Marie-Christine Remy

Marie-Christine Remy aurait aimé qu’Air Transat informe ses clients des risques et redirige ses voyageurs vers d’autres destinations.

Les agences de voyage optimistes

Geneviève Bégin, directrice département groupes chez Club voyages Orford, est elle-même revenue d’Haïti il y a une semaine. Un voyage qui s’est déroulé rondement, selon ses dires, même si son autobus de touristes a été intercepté par un groupe de manifestants.

Actuellement, l’agence de voyage supervise un groupe d’une vingtaine de personnes à Haïti dont le retour vers le Québec est prévu dimanche. En contact avec l’accompagnatrice sur place, Mme Bégin soutient que leur retour devrait se dérouler tel que prévu.

Mis à part qu’on ne leur suggère pas de sortir à l’extérieur de l’hôtel, c’est comme dans n’importe quel hôtel tout-inclus ailleurs.

Geneviève Bégin, directrice département groupes chez Club voyages Orford

La directrice de Club Voyages Orford soutient qu’Air Transat remplit ses devoirs face aux voyageurs en assurant leur sécurité et en répondant à leurs besoins essentiels. Elle dit que le voyagiste a même envoyé des médicaments aux voyageurs coincés là-bas qui avaient épuisé leurs réserves.

Geneviève BéginGeneviève Bégin, directrice département groupes chez Club voyages Orford n'est pas inquiète pour ses clients à Haïti. Photo : Radio-Canada

Contrairement à ce que soulève Marie-Christine Remy, Geneviève Bégin soutient qu’Air Transat offre de changer de destination voyage aux clients qui avaient réservé un séjour à Haïti.

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