•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des Autochtones en Saskatchewan appuient l’ex-ministre Jody Wilson-Raybould

L'ex-ministre des Anciens Combattants, Jody Wilson-Raybould.
L'ex-ministre fédérale des Anciens Combattants, Jody Wilson-Raybould Photo: La Presse canadienne
Radio-Canada

Une quinzaine de professeurs universitaires du Canada spécialisés en études autochtones ont signé une lettre ouverte, publiée par CBC, saluant le travail de Jody Wilson-Raybould, au lendemain de l'annonce de sa démission.

« C’est un moment à la fois triste et rempli de fierté. Nous sommes troublés par le train roulant de la politique fédérale toxique et par le traitement de l'une des nôtres, une Autochtone accomplie qui a choisi de contribuer à la politique traditionnelle. Nous sommes fiers de son bilan, de son intégrité, de ses principes et nous lui souhaitons bonne chance », ont écrit les spécialistes en études autochtones.

Parmi les signataires, Joyce Green, enseigne à l’Université de Regina, et Sarah Nickel, à l’Université de la Saskatchewan. Gina Starblanket est originaire de la Saskatchewan et travaille à l’Université de Calgary.

Ces professeures ont tenu à rappeler la nouvelle ère politique qui a commencé lorsque Justin Trudeau a accédé au pouvoir, en octobre 2015, et lors de la nomination de Mme Wilson-Raybould à la tête du ministère de la Justice.

Après quatre ans, l’espoir s’est amenuisé. « Le trophée [Mme Wilson-Raybould] est devenu une cible. Il est allégué que sa résistance à la pression exercée par le Cabinet du premier ministre dans le cadre de la poursuite de SNC-Lavalin a incité le premier ministre à sanctionner publiquement sa rétrogradation au ministère des Anciens Combattants lors d'un remaniement ministériel », poursuivent les signataires.

Les experts en études autochtones ont rappelé le professionnalisme de Jody Wilson-Raybould, ainsi que ses compétences et son travail avec les nations autochtones en Colombie-Britannique.

« Ses contributions publiques sont probablement loin d'être terminées. Elle n'est pas le trophée de qui que ce soit. Les singeries du Cabinet du premier ministre lui ont fait perdre sa première ministre de la Justice autochtone et pourraient aussi lui faire perdre la circonscription de Vancouver-Granville », soutiennent-ils.

« Principe, leadership et conviction extraordinaires »

Le chef du Conseil tribal de Saskatoon, Mark Arcand, a tenu à remercier Jody Wilson-Raybould pour sa contribution au sein du gouvernement depuis les trois dernières années.

« Mme Wilson-Raybould est une personne d’un principe, d’un leadership et d’une conviction extraordinaires en une politique progressiste de soutien de tous les peuples. Elle mérite notre appréciation et notre respect. Comme femme autochtone, elle a occupé l’un des rôles les plus importants au Canada. »

Jody Wilson-Raybould a été rétrogradée le 14 janvier lors d'un remaniement ministériel et a hérité du ministère des Anciens Combattants.

Elle était au cœur d’une controverse rapportée par le quotidien Globe and Mail, selon laquelle le premier ministre ou de proches collaborateurs du gouvernement auraient fait pression afin qu'elle négocie une entente évitant un procès criminel dans le dossier de fraude et de corruption de SNC-Lavalin. Justin Trudeau a démenti ces informations.

Le départ de Jody Wilson-Raybould du Cabinet de Justin Trudeau est le huitième à survenir depuis 2015.

Politique fédérale

Politique