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La danse sans limites pour des personnes avec une déficience intellectuelle

Le groupe se réunit tous les mercredis, dans les studios du Prisme Culturel à Jonquière.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Catherine Paradis

Mercredi soir, au Prisme Culturel de Jonquière, une dizaine de personnes ayant une déficience intellectuelle suivent le rythme de la musique grâce à deux jeunes de cinquième secondaire qui ont décidé de leur offrir des cours de danse gratuits. Préparez-vous à recevoir toute une dose de bonne humeur.

De la musique, des sourires et de la liberté, voilà ce qui émane du studio de danse.

Stéphanie Tremblay danse les bras en l'air avec un grand sourire aux lèvres.

La danse permet à Stéphanie Tremblay de lâcher son fou toute les semaines.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

J’aime les danses latines, c’est mon ex-chum qui m’a appris à danser.

Stéphanie Tremblay, élève en danse
Anne-Gabrielle danse avec un participant en le tenant par les mains.

Les étudiantes de cinquième secondaire montrent des mouvements aux personnes handicapées.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Celles qui jouent aux meneuses de claque sont Anne-Gabrielle Lavoie et Léanne Girard. Les deux jeunes femmes inscrites en sport-études-danse ont voulu allier leurs deux passions dans le cadre d’un projet de fin d’année, mais savent déjà qu’elles ne vivront pas de leur art.

Léanne et Anne-Gabrielle posent seules dans le studio de danse

Léanne Girard et Anne-Gabrielle Lavoie veulent orienter leurs études collégiales en éducation spécialisée.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

On s’inscrit en éducation spécialisée au cégep. On est tombées en amour avec la clientèle en déficience intellectuelle lors d’un emploi d’été.

Léanne Girard, élève de cinquième secondaire

Occasion unique

À 15 ans, Mélodie Desmeules-Morin adore danser elle aussi, mais le syndrome de Rett l’a toujours ralentie dans sa passion.

Elle a déjà participé à au moins quatre ou cinq autres cours de danse, parfois adaptés pour la déficience intellectuelle, mais elle était quand même souvent exclue. C’est la première fois où il n’y a vraiment aucune discrimination et où tout va à son rythme, raconte sa mère, Marielle Morin.

Marielle et sa fille pose pour la caméra dans le studio de danse entre deux chansons.

Marielle Morin sent sa fille, Mélodie, heureuse de se sentir enfin bien intégrée dans un cours de danse.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

De voir qu’ils ont le sourire tout le long, on est vraiment contentes!

Anne-Gabrielle Lavoie, élève de cinquième secondaire

Les cours de danse ont commencé à la mi-janvier et se poursuivront jusqu’après Pâques.

Devant le succès inespéré de leur activité, Léanne et Anne-Gabrielle espèrent que leur projet vivra au-delà de l’hiver.

Elles aimeraient soit continuer d’offrir les cours même après leur secondaire, soit passer le flambeau à d’autres élèves en danse l’an prochain.

Saguenay–Lac-St-Jean

Danse