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Pas de système de détection des coups de feu à Toronto finalement

Une voiture de police devant un immeuble.
Toronto a enregistré 96 homicides en 2018, un record. Photo: Radio-Canada / John Sandeman/CBC
Radio-Canada

La police de Toronto abandonne le projet de mise en place de la technologie ShotSpotter, approuvé par le conseil municipal l'été dernier, pour réduire la violence armée. Le système est formé de capteurs acoustiques qui peuvent repérer les coups de feu dans les rues.

Le projet a finalement été abandonné en raison de préoccupations soulevées quant aux risques possibles de violations de la Charte canadienne des droits et libertés.

En conférence de presse jeudi, le maire John Tory a souligné qu’il appuyait le chef de police Mark Saunders pour s’assurer que le service de police ait toutes les ressources nécessaires pour combattre la violence armée.

Cette technologie était perçue comme l’un des outils pour combattre la violence armée, mais des préoccupations ont été prises en compte.

John Tory, maire de Toronto

Parmi ces préoccupations, le risque potentiel que des conversations privées entre résidents soient captées par le système à leur insu.

Je ne crois pas que cela va nous empêcher de rendre la ville plus sécuritaire, a ajouté le maire, en expliquant qu’il y avait déjà un plan de lutte contre la criminalité en place qui inclut des efforts de prévention au sein de la communauté.

Le système ShotSpotter est utilisé actuellement dans une centaine de villes américaines, pour répondre plus rapidement aux fusillades.

La technologie permet à la police de recevoir une alerte dès qu'il y a un coup de feu, grâce à des capteurs acoustiques installés sur des édifices, des lampadaires et des poteaux électriques.

Le maire John Tory avait appuyé le chef de police dans ses démarches l’été dernier.

En revanche, certains conseillers municipaux comme Josh Matlow, Joe Cressy et Gord Perks s’y opposaient fermement, au nom de la protection de la vie privée, tout en soulignant le coût élevé de la technologie.

Le ministère du Procureur général de l’Ontario avait aussi exprimé des préoccupations au sujet de l’utilisation de la technologie et de violations possibles des droits des résidents.

Toronto

Armes à feu