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Les heures supplémentaires, priorité des infirmières pour leur nouvelle convention collective

Une infirmière
Une infirmière Photo: Radio-Canada / Julie Tremblay
Radio-Canada

Sur la Côte-Nord, l'abolition du recours aux heures supplémentaires pour les infirmières sera une priorité du Syndicat des intervenants de la santé du Nord-Est québécois dans la négociation de la prochaine convention collective.

Selon le Syndicat, les heures supplémentaires obligatoires pousseraient ses membres à choisir des postes à temps partiel plutôt qu'à temps plein pour éviter des semaines de travail trop chargées. Cette situation réduirait l'attrait des professionnels pour le domaine de la santé et amplifierait le problème de rareté de la main-d’œuvre, selon la vice-présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Anne Dionne.

On en appelle au gouvernement, on en appelle aux employeurs pour qu’ils mettent des conditions de travail et de vie pour ces anges-là qui prennent soin de notre monde.

Anne Dionne, vice-présidente de la Centrale des syndicats du Québec

Pour exprimer l’ampleur du problème, la présidente de la Fédération de la santé du Québec affiliée à la CSQ, Claire Montour, a rappelé qu'encore tout récemment, les urgences débordaient dans des hôpitaux de la Côte-Nord.

Claire Montour s’est même avancée sur les causes de cet engorgement du système de santé. Elle attribue ce problème à la réforme Rchon, une restructuration administrative des services de santé qui a notamment entraîné la fusion et la fermeture d’hôpitaux dans les années 1990. La volonté de retour à l’équilibre budgétaire du système de santé aurait aussi entraîné une diminution des ressources, selon elle.

Le Syndicat des intervenants de la santé du Nord-Est québécois, qui représente 1250 infirmiers, infirmiers auxiliaires et inhalothérapeutes sur la Côte-Nord et dans le Nord-du-Québec, espère signer la prochaine convention collective d'ici la fin du mois de février.

Un couloir d'hôpital (Archives)Infirmières et préposées aux soins dans un hôpital. Photo : Radio-Canada

Plus main-d’œuvre externe au CISSS

Pendant que le syndicat déplore l'obligation de faire des heures supplémentaires, la rareté de la main-d’œuvre en santé force le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord à embaucher de plus en plus de main-d’œuvre externe.

Par rapport à l'an dernier, le nombre d'heures payées à des infirmières auxiliaires externes a plus que triplé, passant de 3731 heures pour l'année financière 2017-2018 à 12 610 pour l'année financière en cours, qui se termine le 31 mars, révèlent des données du Centre de santé.

Les heures payées à des préposés aux bénéficiaires externes ont, de leur côté, presque doublé sur la même période. Le temps de travail des infirmières externes a aussi augmenté de 16 %.

Le Centre de santé précise que la main-d’œuvre externe coûte plus cher à l'organisation.

Côte-Nord

Relations de travail