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Une infirmière en région, une main-d’œuvre nommée Désir

Écoutez la chronique intégrale - Une infirmière étrangère en région, une main-d’œuvre nommée Désir
Radio-Canada

Sandrine Foucault est arrivée de La Réunion au Québec depuis deux semaines. Elle et son conjoint Miché ont fait le choix de se rapprocher de leur fils Rémi qui étudie à Matane. Sandrine connaissait déjà la province, elle y a réalisé un stage en 1997 à l'hôpital de Québec. Malgré des relations en Gaspésie et dans la Capitale-Nationale, elle a fait le choix, à 48 ans, de venir en Estrie, plus précisément à Mégantic.

En tant qu’infirmière, Sandrine a commencé ses démarches d’immigration auprès de l’ordre professionnel du Québec il y a quelque temps pour faire établir la reconnaissance des diplômes obtenus en France afin d’exercer ici. Elle a envoyé son dossier en novembre 2017.

J’ai eu un gros coup de cœur pour le Québec.

Sandrine Foucault, infirmière
Sandrine Foucault et son conjoint Miché, souriant et heureux d'être au QuébecSandrine Foucault, infirmière étrangère qui fait le choix de s'installer en région et son conjoint Miché. Photo : Jean-Pierre Pérouma

Des postes lui sont proposés par le CISSS de la Côte-Nord et elle fait des démarches à Rimouski. Mais, c’est l’Estrie qui l’emporte. En dehors de l’attrait pour les postes qui lui sont proposés, Sandrine explique que c’est la qualité de l’accueil et de l’accompagnement qui ont pesé le plus dans la décision.

C’est ce qui nous a motivés à aller en Estrie, il y a énormément d’associations pour les nouveaux arrivants.

Sandrine Foucault, infirmière

Son nouvel employeur participe également à cette attraction en communiquant régulièrement avec Sandrine. C’est également lui qui la met en contact avec les associations d’accueil notamment pour les conjoints des immigrants en santé. Ces associations assurent un accompagnement au réseautage. Cela permettra à Miché, le conjoint de Sandrine, de trouver des « petits jobs » et de faire sa place.

On avait l’impression qu’il y avait toute une dynamique qui était mise en place pour l’accueil des nouveaux immigrants

Sandrine Foucault, infirmière

Même si Sandrine sait qu’être infirmière au Québec, c’est aussi composer avec une gestion quotidienne parfois contraignante, l'accueil accroît significativement la volonté de rester longtemps en Estrie. D’autant plus que son employeur lui propose un poste permanent et déjà, on me parle de la résidence permanente. Mais d’abord, Sandrine devra faire 75 jours de stage avant de pouvoir être reconnue totalement comme une praticienne autonome.

Cela lui procure un peu de stress. Elle sait qu’elle sera dans l’apprentissage culturel et la découverte de [s]on lieu de travail. Mais rien qui ne saurait altérer sa motivation.

Le plus compliqué, c’est l’attente des décisions. C’est pénible pour l’organisation de départ. Quand on quitte un pays, on doit organiser le départ de l’emploi, le départ de la maison, la préparation. On attend depuis fin août [2018] de partir au Québec.

Les institutions qui souhaitent faire de l’attraction de la main-d’œuvre en santé pourraient s’inspirer de cette expérience de préparation et d’accueil des candidats et de leur famille. Au regard de l’expérience de Sandrine qui a postulé dans d’autres régions, dont Rimouski, c’est cet accompagnement qui permet de faciliter l’attraction. C’est un ensemble de partenaires qui permet d’accroître significativement l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre qualifiée en région.

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