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Le plan du mégacamping de Shediac révisé pour exclure des terres humides

Image satellite de la ville de Shediac montrant les rues et la baie
Le projet de mégacamping prévu pour le terrain boisé au centre de cette photo prévoit maintenant 452 places, et non plus 700 comme auparavant. Photo: Google Maps
Radio-Canada

Une nouvelle version du plan du mégacamping à Shediac, au Nouveau-Brunswick, montre un projet d'une taille réduite qui n'englobe plus certaines terres humides.

Le plan rendu public ce mois-ci est une réponse des promoteurs à l’étude d’impact environnemental du projet. Cette dernière est toujours en cours.

Le nouveau plan prévoit un camping de 542 places au lieu de 700 comme c’était le cas auparavant.

On peut lire dans des documents présentés dans le cadre de cet exercice qu’il est improbable de construire 700 places de camping, à la suite de consultations publiques et de questions environnementales.

Des opposants brandissent des pancartes devant des conseillers municipaux.De nombreux résidents de la région de Shediac s'opposent au projet de méga-camping (archives). Photo : Radio-Canada / Antoine Trépanier

Le projet de mégacamping est controversé. Ses opposants expriment notamment de l’inquiétude pour les terres humides et pour une possible intensification de la circulation automobile dans le secteur.

Le terrain de 32 hectares retenu pour le projet se trouve entre la rue Main, le chemin menant à la plage Parlee et le chemin de Pointe-du-Chêne. Il appartient à la paroisse anglicane de Shediac. Cette dernière n’a pas répondu à des demandes d’entrevues, mercredi.

La paroisse compte louer sa propriété au promoteur Shediac Camping. Entre-temps, elle organise une réunion publique qui aura lieu le 25 février, de 18 h à 21 h, dans le Centre multifonctionnel de Shediac.

Certaines terres humides jugées inévitables

Le nouveau plan réduit la superficie de terres humides sur lesquels le projet serait réalisé. Les autorités provinciales ont produit une carte en 2017 montrant qu’environ un tiers du terrain est constitué de terres humides. Les nouveaux document du projet indiquent que le promoteur a retiré du plan une bonne partie du secteur.

Quant au reste des terres humides, on peut lire dans les documents qu’il n’est pas possible de les éviter, mais que des mesures seront recommandées pour prévenir toute perte de leurs fonctions naturelles.

Un terrain près d'un plan d'eauLe camping serait construit non loin de l'estuaire à Pointe-du-Chêne, à Shediac (archives). Photo : Radio-Canada

Le projet comprend maintenant la construction d’une piscine, d’un terrain de jeu, d’une salle de loisirs et de 542 places de camping offrant tous les services.

La Ville de Shediac a changé le zonage du terrain en 2014 à 14 conditions, dont l'obtention d’un permis de construction d’ici deux ans. La date de tombée pour cette condition a été reportée de trois ans en 2016.

Le promoteur a jusqu’en septembre 2019 pour obtenir un permis de construction, demander un nouveau délai ou renoncer au projet, explique le maire de Shediac, Roger Caissie. La balle est dans le camp de l'entreprise, selon lui.

Avec des renseignements de Shane Magee, de CBC

Nouveau-Brunswick

Protection des écosystèmes