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Jeux de la Francophonie : le Comité n'a reçu aucune candidature

Un coureur sur le point de s'élancer.
Un sprinter Photo: iStock
Radio-Canada

Le Conseil d'orientation du Comité international des Jeux de la Francophonie (CIJF) ne prendra aucune décision aujourd'hui relativement à l'attribution de l'organisation des Jeux de la Francophonie 2021, puisqu'aucune proposition n'a officiellement été déposée.

Le Comité se trouve à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à Paris, pour étudier les options visant à remplacer le Nouveau-Brunswick pour l'organisation des Jeux. La province maritime s’est retirée en janvier dernier, à moins de deux ans de l’événement, en raison des coûts jugés trop élevés.

Selon l’OIF, « ce retrait est inédit dans l’histoire des Jeux ». Néanmoins, elle estime que la tenue de l’événement en 2021 est possible et « reste confiante ». Il est clair que, pour les membres autour de la table, les Jeux de la Francophonie sont importants et on souhaite qu'ils puissent avoir lieu en 2021, soutient Annie Laflamme, présidente du Conseil d'orientation.

Le Comité est toutefois conscient que le désistement tardif du Nouveau-Brunswick réduit considérablement le temps de préparation d'une autre ville.C'est très difficile à la mi-février, même pour les finalistes qui avaient déposé des candidatures en 2015, d'officialiser leur intérêt ou non à pouvoir accueillir les Jeux, admet Annie Laflamme. Il y a [toutefois] une compréhension des raisons pour lesquelles le gouvernement du Nouveau-Brunswick a décidé de se retirer.

Le CIJF a officiellement pris acte du retrait du Nouveau-Brunswick en matinée. Le ministre de la Francophonie du Nouveau-Brunswick, Robert Gauvin, était présent pour expliquer la décision de la province de se retirer de l'organisation. Sachez que la décision de nous retirer de l'organisation des Jeux n'a pas été prise de gaieté de coeur, a-t-il tenu à souligner, avant d'ajouter que le Nouveau-Brunswick souhaite apporter son entière collaboration pour la période de transition.

Mme Laflamme soutient de son côté que les discussions vont se poursuivre au cours de la journée. Elle mentionne que le gouvernement canadien avait appuyé les candidatures du Nouveau-Brunswick et du Québec en 2015, et que cet accord de principe tient toujours.

Manque à gagner de 40 M$

Sherbrooke avait annoncé, lundi, qu'elle était favorable au dépôt de sa candidature, sous plusieurs conditions. Elle s'est engagée à fournir 5,5 millions de dollars et Québec, 17 millions.

Ottawa accepte pour sa part de verser 22,5 millions de dollars, ce qui représente 50 % du montant total investi. Il reste toutefois un manque à gagner de 40 millions, et tous les ordres gouvernementaux refusent de hausser leur contribution.

Le député solidaire de Rosemont et porte-parole du troisième groupe d'opposition pour le Conseil du Trésor, Vincent Marissal, croit pourtant que Québec devrait se montrer plus généreux et fournir la moitié de financement, soit 40 millions de dollars. D'après lui, s'il est démontré que les investissements sont rentables pour la région, l'investissement en vaut la chandelle.

« Vous savez, la Francophonie, c’est le seul forum international où le Québec siège de plein droit et, je dirais, de façon pleine et entière. Le gouvernement du Québec en ce moment met un petit montant en disant : on est bien intéressé, puis que le fédéral fasse le reste », explique-t-il.

Moi, je pense qu’on doit exercer notre réel pouvoir avec notre réel statut, pas faire semblant qu’on est intéressés par les Jeux à Sherbrooke, de rescaper le fiasco de Moncton et mettre juste un quart ou un tiers de l’argent nécessaire. Soyons cohérents.

Vincent Marissal

Même son de cloche du côté de la ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, qui affirme qu'elle souhaite que Québec délie les cordons de la bourse pour que Sherbrooke obtienne les Jeux de la Francophonie, ce qui serait à l'avantage des Sherbrookois, des Québécois et de tous les francophones au pays.

On s'attend à ce que Québec fasse davantage.

Mélanie Joly, ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie

Elle réaffirme toutefois qu'en ce qui concerne le financement du fédéral, la règle est claire : il n'investit que le montant injecté par le municipal et le provincial.

Le président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick soutient pour sa part qu'il serait la première personne à féliciter [Québec] si le fédéral allongeait davantage que les 50 % prévus par la loi et réussissait là où le Nouveau-Brunswick a échoué, mais que cela serait la confirmation d'un Canada à deux vitesses et la perception d'un jeu électoraliste, compte tenu du nombre important de sièges fédéraux sur le territoire québécois.

Winnipeg a également jonglé pendant quelque temps avec l’idée de déposer sa candidature, mais y a finalement renoncé en raison de la longueur d’avance que détenait Sherbrooke sur la capitale manitobaine.

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