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Bilan de l’intégration des réfugiés syriens en Atlantique

Une jeune Syrienne en train de dessiner

Les réfugiés syriens en Atlantique sont plus jeunes que la moyenne nationale.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Canada ouvre les portes aux rescapés de la guerre en Syrie en décembre 2015. Trois mois plus tard, 25 000 Syriens trouvent refuge au Canada. Le dernier recensement révèle qu'ils sont plus jeunes et moins bilingues que d'autres groupes de réfugiés.

Le portrait des Syriens établis au Canada depuis trois ans se dessine peu à peu grâce aux données du dernier recensement.

En Atlantique, 86 % des réfugiés syriens sont pris en charge par le gouvernement au lieu d'être parrainés par des groupes religieux ou communautaires. À l’échelle nationale, seul un Syrien sur deux est pris en charge par le gouvernement.

Les réfugiés pris en charge par le gouvernement sont plus jeunes. Leur âge médian est de 13 ans, alors qu’il est de 26 ans pour ceux parrainés par le secteur privé.

Des statistiques sur le portrait des réfugiés syriens au Canada

Des données tirées du dernier recensement.

Photo : Radio-Canada

De manière générale, les réfugiés syriens accueillis au Canada sont jeunes. Près de la moitié d’entre eux ont moins de 15 ans. Des familles composent la très forte majorité des Syriens réfugiés au pays.

Le défi de l'intégration

Mais l’intégration est un défi réel pour une certaine frange des nouveaux arrivants. Plus de la moitié des réfugiés syriens sont arrivés au Canada alors qu’ils ne parlaient ni l’anglais, ni le français.

Le président du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick, Moncef Lakouas, rappelle à quel point des gens de partout en Atlantique ont mis la main à la pâte pour accueillir des réfugiés syriens. Selon lui, les groupes communautaires sont le vecteur privilégié de l'intégration.

Leurs enfants ont commencé à bâtir des racines ici et ont développé des amitiés qu'ils ne trouveront peut-être pas nécessairement dans d’autres provinces et dans les grands centres, observe M. Lakouas.

Ils ne sont pas juste des individus ou des réfugiés. Ici je peux dire qu'ils sont des Néo-Brunswickois.

Moncef Lakouas

Mais l’intégration au marché du travail est plus difficile au Canada que dans les autres pays pour les réfugiés syriens. Seuls 24 % des hommes et 8 % des femmes ont trouvé du travail au moment du recensement.

Le défi pour des gens comme Moncef Lakouas est de retenir les Syriens en Atlantique, pour éviter de les voir migrer à nouveau vers les plus grandes villes.

D'après un reportage de Michel Nogue