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Projet de Gazoduq : les risques d’accident préoccupent les citoyens

Conduite de gaz naturel.
Une conduite souterraine de gaz naturel Photo: La Presse canadienne
Mélissa Savoie-Soulières

Le ministère de l'Environnement vient de publier les préoccupations des citoyens sur le projet Gazoduq. Cette conduite de gaz naturel de 750 kilomètres gazoduc doit partir du nord-est de l'Ontario et passer en Abitibi, en Haute-Mauricie et aboutir au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le document publié par le ministère fait près de 300 pages.

L’entreprise Gazoduq est loin d’être surprise par les inquiétudes qui devront être prises en compte dans son étude d’impact. En entrevue, sa direction répète que le projet n’est encore que « préliminaire », mais affirme du même souffle être déjà bien au travail pour considérer les inquiétudes des citoyens.

Au total, 43 municipalités du Québec pourraient être touchées par la conduite de gaz. Le gazoduc doit acheminer du gaz naturel à l’usine d’Énergie Saguenay, le principal – et pour l’instant l’unique – client de Gazoduq.

Une carte qui présente un large corridor où pourrait passer un gazoduc de 750 kilomètres de longueur.Le tracé final n'est pas encore déterminé dans ce corridor de 750 kilomètres de long par 60 kilomètres de largeur. Photo : Radio-Canada

Dans le document du ministère, on peut lire que les citoyens sont principalement préoccupés par l’environnement. Les risques pour l’eau, les terres agricoles, les forêts, la faune et la flore sont fréquemment questionnés.

Le ministère note que pour répondre aux citoyens, Gazoduq devra montrer de quelle façon elle assurera le maintien de la qualité de l’eau du lac Saint-Jean, des eskers de l’Abitibi-Témiscamingue et du bassin versant de la rivière Saint-Maurice. La compagnie devra aussi préciser comment elle compte protéger la faune et la flore tout au long du tracé de sa conduite.

Nos équipes travaillent à construire un projet qui va avoir le moins d’impacts possible.

Marie-Christine Demers, directrice des affaires publiques, Gazoduq

L’une des préoccupations qui ressort souvent dans les 500 avis de citoyens et d’organisation est celle des dangers d’accidents.

Le ministère a donc établi que Gazoduq devra inclure dans son étude d’impact un plan en cas de bris dans la conduite de gaz. Des mesures d’urgence devront être élaborées tant au niveau de la sécurité civile que de la santé publique.

L’entreprise dit comprendre les inquiétudes : Il n’y a pas de moyen de transport qui est sans risques. Maintenant, c’est le plus sécuritaire, affirme Marie-Christine Demers de Gazoduq. Ça amène toujours des questions dans n’importe quelles circonstances, ce sont des questions légitimes.

Pour répondre à plusieurs questions, la compagnie poursuit sa tournée de consultations publiques. Elle sera en Abitibi, au Saguenay-Lac-Saint-Jean et en Ontario au cours des prochains jours.

Saguenay–Lac-St-Jean

Environnement