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Des citoyens tiennent une assemblée populaire sur le projet Gazoduq

Une assemblée populaire a eu lieu à Amos mercredi soir pour discuter des enjeux reliés au projet Gazoduq.
Une assemblée populaire a eu lieu à Amos mercredi soir pour discuter des enjeux reliés au projet Gazoduq. Photo: Gracieuseté Rodrigue Turgeon
Thomas Deshaies

Des citoyens ont tenu, mercredi soir, une assemblée populaire pour discuter des enjeux reliés au projet Gazoduq.

Les organisateurs ont reçu les citoyens qui ont partagé leurs préoccupations.

Le professeur à l’École d’études autochtones de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Sébastien Brodeur-Girard, le porte-parole du Regroupement vigilance mine (REVIMAT), Marc Nantel et le co-porte-parole du Comité citoyen de protection de l’esker, Rodrigue Turgeon, ont animé la soirée.

Ce dernier était invité à l'émission Des matins en or pour en faire le bilan. « Je vous dirais que la population est très consciente qu'il n'y a rien qui puisse garantir la principale prétention de la compagnie à l'effet que son projet puisse remplacer le recours aux énergies fossiles polluantes comme le mazout et le charbon, dit-il. Il y a aussi la perte d'espaces naturels. »

L’assemblée se déroule en marge des consultations officielles de l’entreprise Gazoduq, qui débutent le 15 février.

Une consultation par kiosque

L’entreprise n’a prévu aucune période de questions en assemblée publique lors de ces rencontres. Les citoyens sont toutefois invités à poser leurs questions et à partager leurs préoccupations aux représentants de l’entreprises qui seront aux abords des kiosques. « Ils sont fortement invités à poser leurs questions", affirme Joelle Brodie de Gazoduq, toute en précisant que la démarche de consultation « ne s’arrête pas là non plus ».

Des citoyens se sont rassemblés mercredi soir au Vieux-Palais d'Amos afin de discuter des enjeux reliés au projet Gazoduq.Des citoyens se sont rassemblés mercredi soir au Vieux-Palais d'Amos afin de discuter des enjeux reliés au projet Gazoduq. Photo : Gracieuseté Rodrigue Turgeon

Cette formule avait été utilisée récemment par l’entreprise Sayona Mining et avait suscité son lot de critiques. Plusieurs citoyens estimaient qu’il s’agissait d’une stratégie de l’entreprise pour éviter d’avoir à répondre publiquement à des questions délicates posées par des citoyens.

Le co-porte-parole du Comité, Rodrigue Turgeon croit qu'il s'agit d'une stratégie de « division de l'information ».

Plutôt que d'avoir tous les gens rassemblés et qu'ils puissent bénéficier des questions pertinentes de chaque intervenant, on morcelle plutôt l'assemblée, dit-il. Nous on invite les gens à y aller en groupe et à suivre tout au long de la tournée des kiosques, nous c'est ce qu'on va faire à Amos.

Il ne faut pas tomber dans le panneau des kiosques. Certainement que ça participe à une stratégie d'une division d'information.

Rodrigue Turgeon
Une carte du Québec avec un tracé pour un futur oléoduc. Le corridor proposé est de 750 km et passerait par le lac Saint-Jean et Saguenay. Photo : Gazoduq

272 pages de commentaires

Le ministère de l’Environnement a récemment dévoilé publiquement les questions et préoccupations transmises par les citoyens dans le cadre de la préparation de l’étude d’impacts.

Les citoyens étaient invités à proposer des sujets à être abordés dans l’étude d’impact du promoteur.

Force est de constater que de plusieurs citoyens de l’Abitibi-Témiscamingue ont plutôt utilisé cet outil pour exprimer leur opposition. Plusieurs des commentaires dénotent un fort doute quant aux retombées positives d’un projet de gazoduc.

Abitibi–Témiscamingue

Ressources naturelles