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La démission de Jody Wilson-Raybould aura-t-elle un impact sur la réconciliation?

Jody Wilson-Raybould.

Jody Wilson-Raybould occupait depuis janvier le poste de ministre des Anciens Combattants du Canada.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Abdoulaye Cissoko

La démission, mardi, de la ministre des Anciens combattants Jody Wilson-Raybould pourrait-elle retarder le processus de réconciliation avec les Autochtones? Des membres du gouvernement Trudeau se veulent rassurants.

Le député libéral fédéral de Saint-Boniface/Saint-Vital, Daniel Vandal, est clair. Il indique, comme l'a fait le premier ministre Justin Trudeau, que l'engagement du gouvernement pour la réconciliation va au-delà d'une seule personne. « Nous avons adopté une approche pangouvernementale en vue de faire avancer la réconciliation », indique-t-il.

Selon lui, la réconciliation, ce n'est pas juste du côté autochtone. « C'est aussi du côté non autochtone, pour mieux comprendre les vrais besoins des Autochtones et la diversité des Premières Nations, des Métis et des Inuits », indique le député, qui est lui-même Métis.

Daniel Vandal, député fédéral libéral de Saint-Boniface-Saint-Vital

Daniel Vandal, député fédéral libéral de Saint-Boniface-Saint-Vital

Photo : Radio-Canada / Justin Fraser

Daniel Vandal rappelle que les libéraux ont un caucus autochtone, composé de huit à neuf élus, qui sont Métis, Inuits et membres des Premières Nations. « J'ai le privilège de siéger comme secrétaire parlementaire aux Services aux Autochtones, dit-il. Je suis fier du travail que l'on fait dans diverses communautés et ça va continuer. »

Selon Daniel Vandal, Jody Wilson Raybould demeure représentante du peuple de la Colombie-Britannique et a donc encore « une voix forte sur les questions qui touchent la réconciliation ».

André Carrière, vice-président de la Fédération des Métis du Manitoba pour la région de Winnipeg.

André Carrière, vice-président de la Fédération des Métis du Manitoba pour la région de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Abdoulaye Cissoko

Pour le vice-président de la Fédération des Métis du Manitoba, André Carrière, le départ de la ministre n'est pas une bonne nouvelle. « Nous sentons qu'elle a laissé tomber les citoyens, mais [son départ nous touche aussi] en tant que représentante de notre peuple », dit-il.

Il affirme que la ministre avait amorcé de nombreuses initiatives intéressantes et trouve regrettable la démission de Jody Wilson-Raybould, alors qu'elle pouvait encore appuyer les revendications des Autochtones. Les anciens combattants métis, précise-t-il, espéraient poursuivre avec elle des négociations qui les aideraient à obtenir les services qu'ils attendent depuis maintenant 70 ans.

« La démission de Jody Wilson-Raybould va retarder ce processus », croit-il. Sur ce point, Daniel Vandal s'est voulu rassurant. « Servir les anciens combattants, c'est quelque chose de très important. Je suis sûr que tous les enjeux cruciaux vont continuer [à être discutés] », affirme le député.

Quant à la réconciliation, le vice-président de la MMF rappelle que c'est là un chantier qui demande du temps et que le travail sera poursuivi par d'autres représentants autochtones. « Il faut savoir que la réconciliation est un processus complexe qui nécessite l'implication de plusieurs personnes pour y arriver », ajoute-t-il.

Jim Carr.

Jim Carr

Photo : La Presse canadienne / Todd Korol

De passage à Winnipeg, le ministre de la Diversification du commerce international, Jim Carr, a déclaré que le caucus libéral comptait des députés manitobains issus des Premières Nations, tels que Daniel Vandal et Robert-Falcon Ouellette, le député fédéral de Winnipeg-Centre.

Selon Jim Carr, la voix des Autochtones continuera d'être entendue. Il estime que le gouvernement Trudeau est allé plus loin dans la voie de la réconciliation que n'importe quel autre gouvernement dans l'histoire du Canada.

« Il y a encore du travail à faire, et nous le faisons en partenariat avec les Autochtones », conclut-il.

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