•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Je me prépare à dire au revoir » - Agnès Varda à la Berlinale

La réalisatrice met sa main en avant.

Agnès Varda en conférence de presse le 13 février 2019 à Berlin

Photo : AFP/Getty Images / TOBIAS SCHWARZ

Agence France-Presse

La réalisatrice française de la Nouvelle vague Agnès Varda, 90 ans, a indiqué mercredi qu'elle ralentissait et « se préparait à dire au revoir », lors du Festival du film de Berlin, où elle présentait son nouveau documentaire, Varda par Agnès.

« Je devrais arrêter de parler de moi, et voilà, je dois me préparer à dire au revoir, à partir », a mentionné Agnès Varda lors d'une conférence de presse. « Il s'agit juste de ralentir pour trouver la paix nécessaire », a ajouté la cinéaste française, interrogée pour savoir si elle faisait ses adieux avec ce film.

Dans ce documentaire en deux parties sous forme de leçon de cinéma, qui sera diffusé le 18 mars sur la chaîne de télévision Arte en France, Agnès Varda revient sur sa carrière de plus de 60 ans.

Elle parle de ses inspirations et de son travail, au 20e siècle dans le premier volet, puis à partir des années 2000 dans le second, période où elle s'est davantage tournée vers le documentaire et les arts visuels.

« J'ai fait beaucoup de conférences partout, dans des universités, des écoles de cinéma, toutes sortes d'endroits, des festivals, même des petits ciné-clubs. Et je me suis dit que je devrais faire maintenant un film qui soit comme une conférence », a-t-elle expliqué.

La femme tient un bouquet de fleurs et un trophée.

Agnès Varda honorée à Berlin le 13 février 2019

Photo : AFP/Getty Images / JOHN MACDOUGALL

Ce film est « une façon de dire au revoir, parce que je ne veux plus parler de mes films, a ajouté la réalisatrice. Maintenant, je n'accepterais plus de faire des conférences ou de donner des entrevues en tête-à-tête ».

Agnès Varda, femme pionnière pour son époque, est revenue par ailleurs sur ses débuts comme réalisatrice en 1954 avec son premier long métrage de fiction, La pointe courte.

« Il y avait très peu de femmes réalisatrices, a-t-elle rappelé. Mais quand j'ai fait ce film, ce qui m'intéressait, ce n'était pas de dire "Je suis une femme réalisatrice", c'était de faire un film radical », a-t-elle observé.

« Aujourd'hui, c'est très important que les femmes, peu à peu, non seulement soient réalisatrices, mais cheffes opératrices, mixeuses, ingénieures du son, monteuses... Les femmes ont conquis peu à peu le domaine du cinéma », s'est-elle félicitée.

La réalisatrice de Cléo de 5 à 7, qui a mené avec l'actrice Cate Blanchett une marche des femmes pour l'égalité au dernier Festival de Cannes, s'est estimée cependant à moitié contente de cette opération, qu'elle a trouvée un peu trop chic cinéma. « C'était de belles femmes sur de beaux escaliers avec de belles robes, a-t-elle dit. Et c'est moins efficace quelquefois qu'une marche dans la rue ou une réunion. »

Cinéma

Arts