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La Saint-Valentin ou quand la fête de l'amour fait le bonheur des commerçants

Le chocolat à St-Valentin, un classique qu'il faut célébrer

Le chocolat est certainement un classique de la Saint-Valentin.

Photo : iStock

Radio-Canada

Qui dit Saint-Valentin dit consommation. Et même si la tempête qui a frappé la région cette semaine a eu un impact sur le chiffre d'affaires de certains commerces, d'autres, comme les restaurateurs, s'attendent à un week-end fort occupé.

Les dizaines centimètres de neige qui sont tombés depuis mardi semblent avoir ralenti les ardeurs des consommateurs, notamment au centre-ville d'Ottawa.

Dejan Jancic travaille comme livreur pour Fleuriste Hélène, un commerce qui appartient à sa mère. Habituellement en rupture de stock à la veille de la Saint-Valentin, il dit que c'est tout le contraire cette année.

Normalement, il y a plus d'action dans le quartier, de gens qui marchent, donc qui passent par chez nous. Les gens, ils sortent à leur pause du midi, ils viennent préparer des commandes ou ils appellent du bureau, raconte-t-il. Il s'attend cependant à ce que la journée de jeudi soit fort achalandée.

J'ai l'impression que tout le monde est un petit peu resté enfermé à la maison en train de pelleter.

Dejan Jancic, livreur pour Fleuriste Hélène

Les restaurateurs peuvent s'attendre à faire de bonnes affaires. L'impact de la fête de la Saint-Valentin se fait habituellement ressentir pendant plusieurs jours, aux dires du chef Jean-Claude Chartrand, propriétaire du restaurant L'Orée du bois, situé à Chelsea.

On pourrait remplir le restaurant cinq fois à la Saint-Valentin, lance-t-il. M. Chartrand ne s'attend pas à ce que la tempête des derniers jours touche négativement la fréquentation de son restaurant, ajoutant que la Saint-Valentin est l'occasion pour les restaurateurs d'offrir des repas adaptés aux circonstances.

Ça prend des bulles de champagne à la Saint-Valentin. [...] Il y a beaucoup de chefs qui se lancent dans l'aphrodisiaque. Alors, les huîtres, le gingembre, de petits mots coquins, des dentelles de parmesan.

Jean-Claude Chartrand, propriétaire du restaurant L'Orée du bois

Même si certains commerces font des affaires d'or à la mi-février, le niveau de consommation n'est cependant pas comparable à d'autres fêtes commerciales comme Noël ou des événements comme le Vendredi fou, selon Benoît Duguay, professeur titulaire à l'École des sciences de la gestion de l'UQAM.

Les boutiques de fleuristes peuvent faire en quelques jours presque la moitié de leur mois et, ce n'est pas la majorité d'entre nous, mais il y en a qui décident de prendre de petites vacances. [...] Donc, ça affecte aussi l'industrie touristique aussi un peu, souligne-t-il néanmoins.

Quelques chiffres :

  • En 2016, il y avait 8,2 millions de couples au Canada et 12,4 millions célibataires.
  • 14 % des couples composés de personnes âgées de 65 ans et plus avaient une différence d'âge de 10 ans ou plus.
  • Les sociétés des alcools et leurs agences, ainsi que d'autres points de vente au détail au Canada, ont vendu 496 millions de litres de vin en 2015-2016.
  • 5,38 millions : c'est le nombre de tiges de roses produites au Canada en 2015.
  • 823 millions de dollars : la valeur du chocolat et des confiseries chocolatées fabriqués en Ontario en 2015.


Source : Statistique Canada (2016)

Avec les informations de Roxane Léouzon

Ottawa-Gatineau

Consommation