•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

75 % des paroisses de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine appelées à disparaître

Clocher de l'église de Cap-Chat
Clocher de l'église de Cap-Chat Photo: Joane Bérubé

Le conseil de la Fabrique de Saint-Norbert de Cap-Chat lancera sous peu des discussions sur son avenir. Ce genre de rencontres devraient se multiplier au cours des prochaines années en Gaspésie et aux Îles puisque le diocèse de Gaspé entend faire passer le nombre de paroisses de 64 à une quinzaine d'ici 5 ans.

Pour certaines fabriques, les rencontres avec les paroissiens afin de discuter des propositions de regroupement sont déjà entamées. Celles qui n'ont pas encore commencé ces rencontres le feront bientôt.

Toutes les paroisses seront regroupées par secteur. Par exemple, dans la partie est de la Haute-Gaspésie, l'intention est de regrouper les conseils de fabrique de Cap-Chat, de Sainte-Anne-des-Monts, de Cap-Seize et de Tourelles. Ailleurs, jusqu'à sept paroisses pourraient fusionner.

Dans l’est de la Haute-Gaspésie, le conseil de la Fabrique de Saint-Norbert de Cap-Chat sera le premier à lancer sous peu les discussions sur le regroupement. Il n’y aura plus quatre conseils de fabrique comme maintenant, mais un seul conseil de fabrique avec des représentants de chaque paroisse, explique Denise Roy, présidente de la Fabrique de Saint-Norbert de Cap-Chat.

L’évêque de Gaspé, Mgr Gaétan Proulx, croit que cela n’empêchera pas chaque église ou communauté chrétienne de continuer à exister et de conserver son identité. Au contraire, c’est pour les aider à exister qu’on fait ça, pour les favoriser davantage et économiser des ressources, fait valoir Mgr Proulx.

Ce regroupement, explique-t-il, permettra de regrouper les forces sur les plans administratif et financier. Ces églises sont déjà regroupées sur le plan pastoral et ont un seul prêtre, souligne l’évêque.

Des églises en trop

Ce projet entraînera aussi une réflexion sur l’avenir des églises de ses quatre paroisses. Ça ne veut pas dire nécessairement que l’église ferme, indique Mme Roy, l’église va fermer si les paroissiens disent : "Nous autres, on ne peut plus rien donner ou on ne veut pas que notre église change de rôle."

L’étape actuelle en est une d’information. Ce n’est pas dans une réunion qu’on va décider si l’église ferme ou non, mais ce sont vraiment les paroissiens qui ont le dernier mot dans tout ça, précise la présidente de la Fabrique de Saint-Norbert de Cap-Chat.

On a beaucoup d’infrastructures actuellement pour le nombre de personnes qui fréquentent nos lieux de culte.

Mgr Gaétan Proulx, évêque du diocèse de Gaspé

Mgr Proulx spécifie cependant que l’objectif n’est pas de fermer des églises.

L’évêque de Gaspé explique que les nouveaux conseils regroupés devront produire un plan directeur immobilier. Chaque conseil devra déterminer quels bâtiments seront conservés et comment ils le seront.

C’est sûr que cela demandera des partages d’une communauté à l’autre. Il y a déjà des communautés qui se réunissent un dimanche sur deux dans l’une ou l’autre église, fait valoir Mgr Proulx.

D’autres ferment en partie l’hiver. C’est le cas notamment de l’église de Cap-Chat où la messe et les célébrations se déroulent dans la sacristie durant la saison hivernale.

Les fabriques seront aussi invitées à examiner des projets de réorganisation des lieux de culte en collaboration avec des organismes du milieu.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Croyances et religions