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L’apprentissage du français victime de son succès au Canada

Des élèves lèvent la main dans une salle de classe.

Les écoles d'immersion en français sont très populaires au Canada.

Photo : iStock

Radio-Canada

L'enseignement du français comme deuxième langue peine à répondre à la demande au Canada, le nombre d'élèves en classe d'immersion ayant augmenté de 20 % en quatre ans. C'est ce qui ressort d'un rapport du commissaire aux langues officielles dévoilé mercredi, à Vancouver.

Devant cet engouement, le commissaire Raymond Théberge recommande que le ministère fédéral des langues officielles joue un rôle plus important pour favoriser l’apprentissage de la langue française.

M. Théberge constate qu'il existe un grand nombre d'initiatives locales pour attirer des enseignants de français langue seconde, mais qu'il y a aussi beaucoup de disparités, selon les provinces. Il note dans son rapport que l’offre et la demande d’enseignants en français langue seconde  pose problème dans certaines régions de l’Ouest canadien et du Nord, là où le nombre relativement restreint de locuteurs du français, le coût élevé de la vie et l’éloignement peuvent créer des défis uniques .

Le commissaire recommande une stratégie nationale et des investissements de 47 millions de dollars, un montant qui est déjà prévu dans le Plan d'action pour les langues officielles 2018-2023.

Il faut que chaque faculté d’éducation, peu importe où elle est, trouve des façons d’attirer un plus grand nombre de candidates et de candidats.

Raymond Théberge, commissaire aux langues officielles du Canada
Raymond Théberge est debout à pupitre. Il s'adresse au public dans la salleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le commissaire aux langues officielles du Canada, Raymond Théberge, dévoile son rapport sur la pénurie des enseignants en français langue seconde au Canada.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Le fédéral doit, selon lui, pousser à la création de places supplémentaires dans les universités et encourager les étudiants à s'engager dans cette filière grâce à des bourses.

Le commissaire recommande aussi de faciliter la reconnaissance des équivalences avec les diplômes étrangers pour attirer des enseignants francophones au Canada.

Il propose également d'instaurer un niveau acceptable de français pour ceux qui enseignent cette langue aux élèves anglophones et d’uniformiser ce niveau partout au Canada.

Réactions

Cette publication est la bienvenue pour Glyn Lewis, directeur général de Canadian Parents for French pour la Colombie-Britannique et le Yukon.  C’est un sujet dont on a beaucoup parlé; il y a une pénurie et on a besoin de plus de soutien ,a-t-il déclaré.

La ministre de la Francophonie, Mélanie Joly, n’a pas réagi à la publication de ce rapport aujourd’hui. Son directeur des communications, Ricky Landry, a toutefois déclaré  : La pénurie d'enseignants est un problème qui mérite une réaction concertée. Nous avons attribué 62 millions de dollars pour développer une stratégie nationale de recrutement avec les provinces et territoires dans le cadre du Plan d'action pour les langues officielles 2018-2023. 

Colombie-Britannique et Yukon

Éducation