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Les Américains ont perdu 143 M$ dans des arnaques amoureuses en 2018

Un homme pose ses mains sur le clavier d'un ordinateur portable dans l'obscurité
Certaines victimes ont donné plus de 10 000 $ à des imposteurs qui prétendaient être amoureux d'elles. Photo: iStock

Des imposteurs entretenant une soi-disant relation amoureuse en ligne ont soutiré 143 millions de dollars américains à 21 000 personnes en 2018, rapporte la Commission fédérale du commerce des États-Unis (FTC).

À l’aube de la Saint-Valentin, la FTC a mis en ligne un rapport détaillant les conséquences des arnaques amoureuses chez nos voisins du sud.

Les 21 000 victimes rapportées en 2018 ont perdu un montant médian de 2600 $ aux mains des fraudeurs, soit sept fois plus que pour les autres types de fraude.

Ce sont les personnes de 40 à 69 ans qui tombent le plus souvent dans le panneau : le taux de victimes de cette catégorie d’âge est deux fois plus élevé que parmi les personnes dans la vingtaine. Mais les personnes de plus de 70 ans sont celles qui perdent le plus d’argent : leur médiane se situe à 10 000 $.

Phénomène en hausse

Les arnaques amoureuses connaissent une hausse spectaculaire depuis quelques années. En 2015, 8500 personnes avaient perdu un total de 33 millions de dollars.

Le montant total perdu a donc plus que quadruplé en quatre ans, alors que le nombre de victimes n’a pas augmenté aussi rapidement. Cela signifie que les imposteurs parviennent à soutirer de plus en plus d’argent à leurs victimes.

Des comportements à surveiller

Les fraudeurs ont tendance à utiliser des stratégies similaires d’un cas à l’autre, explique la FTC.

« Les arnaqueurs attirent les gens à l’aide de faux profils, en volant des photos sur le web pour créer des identités convaincantes et attrayantes, écrit la commission américaine. Ils peuvent inventer des noms ou adopter l’identité de vraies personnes. Des témoignages indiquent que les fraudeurs sont actifs à la fois sur des applications de rencontres et sur des réseaux sociaux qui ne sont pas habituellement utilisés pour faire des rencontres. Par exemple, beaucoup de personnes disent que l’arnaque a commencé par un message sur Facebook. »

Dès qu’une victime mord à l’hameçon et que le fraudeur parvient à établir un lien romantique avec elle, il lui demande de l’argent. Dans bien des cas, il justifie cette demande par le fait qu’il se trouve dans une urgence médicale ou qu’un autre événement fortuit le force à devoir débourser un montant qu’il ne détient pas.

Les fraudeurs racontent en général qu’ils se trouvent à l’étranger, souvent parce qu’ils font partie des forces armées, pour expliquer pourquoi ils refusent de rencontrer leur victime en personne.

Comment se protéger?

Afin d’éviter d’être pris au piège, la FTC recommande de ne jamais envoyer d’argent à une personne que l’on n’a jamais rencontrée.

La commission américaine suggère également de parler de toute nouvelle relation épistolaire à un proche ou à un ami. « Dans l’excitation de ce qui semble être une nouvelle relation, on peut être aveugle à des faits douteux. Soyez attentif si un ami ou un membre de votre famille s’inquiète ou émet des doutes. »

Il est essentiel selon la FTC de ne pas agir avec précipitation. L’une des meilleures méthodes pour découvrir le pot aux roses est souvent de poser des questions et de tenter de détecter des réponses incohérentes.

Enfin, il peut aussi être bien avisé de faire une recherche inversée des photos envoyées par le fraudeur potentiel. Cela permettra de découvrir si les photos ont déjà été utilisées par quelqu’un d’autre. Le journaliste spécialisé en vérification des faits Jeff Yates a expliqué la marche à suivre dans un article (sous la rubrique « Si vous avez quelques minutes de plus »).

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