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Tempêtes et temps froid : un hiver qui coûte cher aux producteurs d’huîtres

Des huîtres sur de la glace dans un marché public.
Cet hiver rigoureux occasionne des pertes financières aux producteurs d'huîtres de l’Île-du-Prince-Édouard. Photo: Getty Images / mikedabell
Radio-Canada

Les rigueurs de l'hiver causent des maux de tête aux producteurs d'huîtres de l'Île-du-Prince-Édouard, qui risquent de perdre des centaines de milliers de dollars cette année en raison du gel et des fréquentes tempêtes.

Tout se brise et tout gèle, lance Gordon Jeffery, le copropriétaire de Five Star Shellfish. L’hiver lui coûte cher, dit-il. La glace est si épaisse à Ellerslie qu’il a déjà brisé trois tronçonneuses en essayant de la couper pour atteindre les bancs d’huîtres. Chaque outil coûte environ 1500 $ à remplacer.

Gordon Jeffery dehors en hiver.Gordon Jeffery, copropriétaire de Five Star Shellfish à l'Île-du-Prince-Édouard. Photo : Radio-Canada / CBC / Nicole Williams

M. Jeffery et son équipe avaient l’habitude de récolter le plus grand nombre possible d’huîtres en début de saison, mais les goûts des clients ont évolué. Ceux-ci désirent les huîtres plus fraîches possibles. Pour répondre à ce besoin, il faut pêcher tout l’hiver, mais les obstacles causés par la météo ne rendent pas toujours la chose profitable.

À Cavendish, l’entreprise Raspberry Point Oysters a investi des dizaines de milliers de dollars en équipement pour couper la glace et pouvoir récolter des huîtres tout l’hiver. Une tronçonneuse hydraulique, qui peut être utilisée dans l’eau, peut par exemple coûter dans les 25 000 $.

Malgré cela, d’autres problèmes sont survenus cet hiver, raconte le directeur général de la compagnie, James Power.

James Power près d'un cours d'eau gelé.James Power, directeur général de Raspberry Point Oysters à l'Île-du-Prince-Édouard. Photo : Radio-Canada / CBC / Nicole Williams

Les conditions météorologiques ont en effet occasionné beaucoup de retard. Les camions quittent l’Île-du-Prince-Édouard et restent pris au Nouveau-Brunswick ou ailleurs. Parfois, ils ne peuvent même pas sortir de l’île, explique M. Power.

Avec des retards qui se produisent régulièrement, au gré des caprices de la météo, certains clients préfèrent passer de plus petites commandes cette saison.

Tout le monde sait qu’on ne peut pas faire grand-chose avec mère Nature, mais ça devient frustrant, admet James Power.

D'après un reportage de Nicole Williams

Avec les informations de CBC

Île-du-Prince-Édouard

Industrie des pêches