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Après 100 jours à la mairie de Vancouver, Kennedy Stewart pense être sur la bonne voie

Un homme, cheveux poivre et sel, devant le bâtiment de pierres de l'Assemblée législative de Victoria.

Après 100 jours en poste, le maire de Vancouver a fait le point sur six promesses électorales.

Photo : Radio-Canada / Michael Mcarthur

Anaïs Elboujdaïni

La majorité des six promesses que souhaitait réaliser Kennedy Stewart au terme de ses 100 premiers jours comme maire sont en cours d'étude ou ont été mises en place. Même s'il souligne un travail de coopération entre les conseillers municipaux, l'absence de majorité au conseil municipal explique, à son avis, la lenteur de certains dossiers.

Embaucher un défenseur des locataires, revoir les politiques municipales pour les petites entreprises, créer un registre des lobbyistes, resserrer les règles en cas de conflit d’intérêts pour les employés municipaux, créer un groupe de lutte contre les surdoses et accélérer l’octroi de permis sont toutes des promesses à des niveaux d'achèvement différents, selon le maire de Vancouver.

La création du poste d'un défenseur des locataires est maintenant entre les mains des employés de la Ville qui doivent préparer un rapport à des fins de recommandations auprès du conseil municipal.

« Si j’avais une majorité au conseil, nous aurions probablement déjà embauché cette personne », avance Kennedy Stewart.

Malgré une première embauche pour le bureau de ce défenseur des locataires, le maire s’est fait avare de détails sur la suite des choses. « Je suis ouvert à entendre les suggestions des employés. Je sais qu’ils vont suggérer, entre autres, de financer les groupes communautaires qui défendent déjà les locataires. On verra », affirme-t-il.

Un homme en habit entouré de sept femmes et trois hommes en habits posent devant les caméras et les micros des journalistes.

Kennedy Stewart et les 10 conseillers municipaux de Vancouver ont été assermentés ce lundi 5 novembre.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

La création d’un registre des lobbyistes est pour sa part entre les mains de la ministre des Affaires municipales et du Logement, Selina Robinson.

La création d'un groupe de lutte contre les surdoses et l’accélération de l’octroi des permis ont été mises en place. Selon le maire, 43 employés à temps plein ont été embauchés pour accélérer le processus d’octroi des permis.

La négociation au coeur de la bonne entente

Si les motions proposées par le maire vont de l’avant, Kennedy Stewart l’impute à la bonne volonté, mais surtout aux efforts de négociation entre les conseillers municipaux.

« Mon expérience m’a montré que la bonne volonté est difficile à maintenir à long terme, mais j’ai bon espoir », explique-t-il, rappelant qu’il organise une rencontre hebdomadaire entre tous les conseillers.

Il soutient qu’une de ses déceptions en tant que maire est la lenteur de la réaction des niveaux de gouvernements provincial et fédéral.

« Je pense que c’est parfois difficile de se faire entendre d’Ottawa sur la côte ouest », soutient-il.

L’ancienne directrice du Centre en gouvernance et professeure de sciences politiques à l’Université d’Ottawa Caroline Andrew estime pour sa part que Kennedy Stewart doit aussi travailler avec des défis financiers qui le dépassent.

« Je dirais qu’il est sérieusement démuni du côté budgétaire à cause des changements climatiques et surtout de la gentrification [qui complique la création de] logements abordables », avance-t-elle.

Colombie-Britannique et Yukon

Politique municipale