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  • Archives
  • Juan blanc, l’ouragan déguisé en blizzard

    Paysage hivernal balayé par un blizzard.

    Il y a 15 ans, la tempête Juan blanc frappait les Maritimes.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Il y a 15 ans, une forte tempête de neige s'abattait sur les provinces maritimes. Son intensité est telle que la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard doivent déclarer l'état d'urgence. Retour en archives sur ce blizzard qu'on a surnommé « Juan blanc ».

    La tempête s’abat du 17 au 19 février 2004 sur les provinces maritimes. On lui donnera le nom de « Juan blanc », car l’ouragan Juan, qui a frappé cinq mois plus tôt, est encore bien frais en mémoire. L’intensité du blizzard dépassera toutefois celle de l’ouragan.

    Le Téléjournal, 19 février 2004

    Comme en témoigne ce reportage au Téléjournal du 19 février 2004, les météorologues ont pu voir venir cette tempête sur la côte atlantique.

    Le 19 février, l’état d’urgence est décrété. La ville d’Halifax notamment est un véritable désert hivernal. Tout est fermé : les écoles, les bureaux, les commerces. Le transport en commun est suspendu.

    Le présentateur Gilles Gougeon s’entretient avec le journaliste Guy LeBlanc qui se trouve à Moncton. Ce dernier fait le bilan de la situation.

    À Halifax, des rafales de vent de plus de 105 km à l’heure ont fait tournoyer les 88 cm de neige qui sont tombés durant la journée.

    À l'Île-du-Prince-Édouard, on a dû fermer le pont de la Confédération, ce qui s'était produit seulement une fois depuis sa construction. Les chasse-neige ont dû également être retirés des routes en raison de la visibilité quasi nulle. Charlottetown a reçu 65 cm de neige et plus de 12 000 foyers étaient privés d’électricité.

    Au Nouveau-Brunswick, c’est la région de Moncton qui a été la plus touchée avec 56 cm de neige.

    « Croyez-le ou non, on prévoit un beau soleil sur Moncton demain avec une température aux alentours de zéro degré », déclare Guy LeBlanc sous la neige.

    RDI en direct, 20 février 2004

    Le lendemain, dans une émission spéciale de RDI en direct, le météorologue William Bourque parle effectivement de cet événement au passé, et avec le sourire.

    Il revient sur la tempête qui a perdu de son intensité au cours de la nuit du 19 au 20 février et qui est maintenant une simple dépression.

    C’est beau partout et on a la chance à déblayer les entrées et les routes!

    Le météorologue William Bourque

    Le Téléjournal, 20 février 2004

    En Nouvelle-Écosse, plus durement touchée, la tâche paraît tout de même plus lourde. 95 cm de neige se sont finalement abattus sur la région. Si l’état d’urgence est levé, Halifax a tout de même annoncé un couvre-feu.

    Comme l’explique le journaliste Jean-Albert Maire au Téléjournal du 20 février 2004, la ville a imposé ce couvre-feu afin de faciliter le déneigement.

    En cette journée ensoleillée, les curieux ont sorti le nez dehors et les enfants s’amusent dans les immenses bancs de neige. Le couvre-feu de 23 h à 7 h permettra de donner le champ libre à la machinerie de déblayage, dont certains engins arrivent en renfort du Nouveau-Brunswick.

    Bien qu’ensevelie sous la neige, la Nouvelle-Écosse ne fait pas grand cas de ce « Juan blanc ».

    « En bout de ligne, il ne faut pas oublier que tout ceci n’est que de la neige et qu’Halifax reçoit en moyenne de 7 à 8 tempêtes de neige chaque hiver. Or, pour cette année, celle-ci n’est véritablement que la première », conclut Jean-Albert Maire.

    Et pourtant, de mémoire d’homme, avec les 88,5 cm de neige accumulés dans la seule journée du 19, aucune autre ville de la taille de Halifax n'avait jamais reçu autant de neige en une seule journée…

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