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D'anciens chefs autochtones du Manitoba peu surpris de la démission de Jody Wilson-Raybould

Visage d'une femme autochtone qui ne regarde pas la caméra.
Jody Wilson-Raybould, membre de la Nation We Wai Kai, en Colombie-Britannique, a été la première ministre de la Justice autochtone au Canada. Elle a été transférée au ministère des Anciens Combattants en janvier avant de démissionner mardi. Photo: La Presse canadienne / Adrian Wyld

Deux anciens grands chefs manitobains défendent l'ancienne ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, à la suite de sa démission du Cabinet, mardi matin.

« Elle respecte ses convictions. Elle a beaucoup de principes », a déclaré Sheila North, ancienne grande chef de Manitoba Keewatinowi Okimakanak (MKO), qui représente les Premières Nations du nord du Manitoba.

Sheila North a travaillé avec Jody Wilson-Raybould sur de nombreux dossiers autochtones au fil des ans. La Manitobaine a affirmé, mardi, ne pas être surprise de la démission.

« Sa détermination à faire ce qui s'impose est une priorité pour elle », mentionne-t-elle.

La démission de Jody Wilson-Raybould survient après la publication d'un article du Globe and Mail, selon lequel le bureau du premier ministre aurait exercé des pressions sur elle alors qu'elle était ministre de la Justice.

Selon le journal anglophone canadien, le cabinet du premier ministre aurait exercé des pressions sur sa ministre afin de conclure un accord pour aider la firme d'ingénierie SNC-Lavalin.

Le premier ministre s'est dit « surpris et déçu » de sa décision de quitter le Cabinet.

Justin Trudeau nie que lui-même ou qu'un membre de son personnel ait ordonné à sa ministre de la Justice d'intervenir dans l'affaire SNC-Lavalin.

Jody Wilson-Raybould, membre de la nation We Wai Kai, en Colombie-Britannique, a été la première ministre de la Justice autochtone au Canada. Elle a été transférée au ministère des Anciens Combattants en janvier.

Derek Nepinak, qui a travaillé avec la ministre démissionnaire alors qu’il était le grand chef de l'Assemblée des chefs du Manitoba, a également dit qu'il n'était pas surpris de cette démission.

« Quand la nouvelle est parue, je savais que cela continuerait de prendre de l'ampleur. Je savais qu’elle prendrait probablement d'autres mesures pour maintenir son approche fondée sur ses principes et pour conserver son intégrité », affirme-t-il.

Je suis fier d'elle.

Derek Nepinak, ancien grand chef de l'Assemblée des chefs du Manitoba

Le grand chef actuel de MKO, Garrison Settee, a exprimé sa déception devant le traitement réservé à Jody Wilson-Raybould par le gouvernement Trudeau.

« Je partage l’avis du grand chef Stewart Phillip et de l'Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique (UBCIC), qui condamnent le gouvernement libéral pour avoir discrédité l'ancienne ministre de la Justice », a-t-il dit.

L’UBCIC a demandé, mardi, au premier ministre Justin Trudeau de condamner « des insinuations racistes et sexistes » à l'égard de la députée britanno-colombienne.

Garrison Settee a qualifié sa démission de « recul considérable » pour la réconciliation au Canada et a exhorté Justin Trudeau à s'excuser pour ses propos désobligeants.

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