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Dossier Fibr@ir : 12 mois de sursis pour Laverdière, absolution pour Mathieu

Deux accusés sortent du palais de justice de Rouyn-Noranda.
Yvan Laverdière et Jean-Dominic Mathieu, de Fibr@ir, ont été reconnus coupables de méfaits. Photo: Radio-Canada / Piel Côté
Piel Côté

Les dossiers de Fibr@ir, d'Yvan Laverdière et de Jean-Dominic Mathieu ont connu leur dénouement aujourd'hui au palais de justice de Rouyn-Noranda. Ils étaient entre autres accusés de méfaits sur des propriétés du fournisseur internet Vert L'Avenir.

L'entreprise Fibr@ir a été acquittée des six chefs qui pesaient contre elle. Son propriétaire, Jean-Dominic Mathieu, a plaidé coupable à un chef de méfait, en plus de recevoir une absolution conditionnelle.

Quant à lui, Yvan Laverdière a reçu une peine de 12 mois dans la collectivité, après avoir plaidé coupable sur quatre des six chefs qui pesaient contre lui.

Cette histoire très complexe a mené à la production d'une preuve de près de 10 000 pages, ce qui a retardé le travail des procureurs au dossier.

Yvan Laverdière a reconnu avoir installé un micro-ordinateur sur le réseau de Vert L'Avenir. Ce geste a occasionné plusieurs pannes au cours de l'hiver 2016.

Yvan Laverdière était un employé de Vert L'Avenir au début des années 2010. Bien que les motifs de ses agissements demeurent encore flous aux yeux du tribunal, la preuve fait mention de deux ans de travail sans aucune rémunération.

C'est un peu compliqué, c'est clair qu'il y a eu une chicane entre ces compagnies-là. Dans le cas de M. Laverdière, [le président de Vert L'Avenir] M. Caron lui devait des milliers de dollars qui n'ont jamais été payés, indique l'avocat des accusés, Me Marc Lemay.

Le Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue réagit

Yvan Laverdière est aussi enseignant en informatique au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue.

L'institution a envoyé un communiqué indiquant qu'elle rencontrerait l'employé, tel que prévu dans la convention collective.

En respect des individus et des règles de gouvernance qui s'appliquent, des mesures pourraient lui être imposées en considérant la gravité des gestes reprochés et les impacts possibles sur ses fonctions, peut-on lire dans le communiqué.

Coupable d'un méfait

Selon les deux avocats, la participation du propriétaire Jean-Dominic Mathieu était moindre.

C'est pour cette raison qu'il n'a plaidé coupable qu'à un seul des six chefs qui pesaient contre lui.

Selon la preuve admise en cour, son crime aura été de couper un fil afin d'installer un pare-feu sur l'antenne, mais également d'être au courant de ce qu'Yvan Laverdière avait commis.

M. Laverdière était l'instigateur, l'expert, c'est lui qui a monté ce réseau-là. Cependant, dans la preuve, on a pu prouver la connaissance, jusqu'à un certain point, de M. Mathieu et c'est pour cette raison qu'il a enregistré un plaidoyer de culpabilité là-dedans, spécifie l'avocate de la Couronne, Me Mélanie Gagné.

Le président de Vert L'Avenir a souffert

Le président de Vert L'Avenir, Sylvain Caron, a mentionné dans un témoignage avoir subi des conséquences psychologiques, sociales et émotives au cours de cette saga judiciaire.

J'ai perdu des milliers de dollars, dit-il au juge Paul Chevalier, ajoutant que ses clients avaient perdu confiance en son entreprise.

Je faisais confiance à des gens éduqués qui semblaient partager ma vision sociale de mon entreprise de services Inrternet en région éloignée, ajoute-t-il.

Me Gagné n'a toutefois pas pu aider Sylvain Caron en lien avec les pertes monétaires.

C'est sûr que j'aurais voulu faire plus, mais je ne rencontrais pas mon niveau de preuve pour ce qui est des dommages financiers pour l'entreprise Vert L'Avenir, dit Me Gagné.

Abitibi–Témiscamingue

Procès et poursuites