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Une autre étape vers une réforme majeure du taxi à Halifax

Signe d'un taxi illuminé dans la nuit.

Un taxi

Photo : CBC

Radio-Canada

Une réforme du taxi est en cours à Halifax. Les élus ont approuvé mardi une série de propositions pour modifier le règlement municipal qui encadre l'industrie. Cette longue liste de modifications fera l'objet d'une audience publique avant d'être soumise au vote.

Mardi, le Conseil de la Municipalité régionale d’Halifax a voté en faveur des recommandations suivantes :

  • faire en sorte que tous les taxis acceptent le paiement par carte de crédit et carte de débit ;
  • rendre obligatoires de nouvelles formations pour les chauffeurs ;
  • rendre obligatoire l’installation d’un système GPS dans les véhicules de taxi ;
  • éliminer les trois zones de taxi distinctes qui existent actuellement et qui imposent des restrictions aux chauffeurs lorsque vient le temps d’accepter un passager.

Les élus municipaux ont en revanche rejeté l’idée d’installer des caméras dans les voitures de taxi, se rangeant derrière l’avis des fonctionnaires municipaux, qui ont fait valoir que cette mesure ne donnerait au public qu’une illusion de sécurité, en raison de la capacité de sauvegarde limitée des images captées par ces caméras, et de la possibilité qu’elles ne deviennent défectueuses ou soient désactivées.

Augmentation du nombre de permis de taxis

Le Conseil a rejeté une motion pour limiter le nombre de nouveaux permis de taxi. Un rapport des fonctionnaires municipaux recommande de faire passer de 1000 à 1600 le nombre de nouveaux permis.

La limite de 1000 permis est en vigueur depuis 1996. La population d'Halifax se chiffrait à 342 000 personnes à l'époque ; elle a maintenant dépassé les 430 000, selon Statistique Canada.

Sally Field, la fonctionnaire municipale responsable du dossier des permis de taxi, a rappelé que la ville faisait face à un problème d’offre, donc de manque de taxis. Limiter le nombre de nouveaux permis ne résoudrait pas ce problème, a-t-elle dit, en plus d’être un obstacle à l’augmentation du nombre de femmes conduisant des taxis.

Une récente enquête de la firme Hara Associates auprès de plus de 13 000 personnes à Halifax indiquait que la sécurité à bord des taxis était une préoccupation majeure. Les deux tiers des répondants se disaient favorables à un service de taxi exclusivement féminin, de manière à améliorer la sécurité des passagères.

Des chauffeurs de taxi s’étaient prononcés contre l’idée d’augmenter le nombre de permis, redoutant une compétition accrue. Pour des élus municipaux cependant, il était impératif d’augmenter l’offre. Le refus de certains chauffeurs de se déplacer trop loin des zones centrales est l’une des récriminations récurrentes du public dans l’enquête sur le taxi à Halifax.

Le logo de Lyft et Uber sur le pare-brise d'un véhicule.

Lyft et Uber mettent en contact des automobilistes avec des passagers, à l’aide d’une application mobile.

Photo : Associated Press / Gene J. Puskar

Uber et Lyft

Par ailleurs, le Conseil municipal a donné son approbation à la préparation d’une étude sur les services de transport en réseau comme Uber et Lyft. Ces deux compagnies ne sont pas en opération à Halifax.

Uber nous ont-il contactés ? Oui, en effet. Ils sont très impatients de venir dans les Maritimes, a mentionné Sally Christie.

Pas moins de 88 % des répondants à l’enquête citée précédemment se disaient prêts à utiliser un service comme Lyft ou Uber s’ils étaient offerts à Halifax, et 73 % affirmaient qu’ils se sentiraient plus en sécurité dans la voiture d’un service de transport en réseau, plutôt que dans un taxi traditionnel.

Avec des informations de Pam Berman, CBC

Avec les informations de CBC

Nouvelle-Écosse

Transports