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Regina en voie de laisser tomber l’idée de devenir une ville refuge

Une fille tient une pancarte où il est inscrit « bienvenue à nos amis », pour accueillir un groupe de réfugiés syriens à l'aéroport de Regina.

Des habitants de Regina accueillent un groupe de réfugiés syriens à l'aéroport de Regina en décembre 2015.

Photo : Radio-Canada / Brian Rodgers

Radio-Canada

Regina n'a pas reçu le statut de ville refuge en dépit d'une motion du conseil municipal à cet effet. La motion visait à s'assurer que les réfugiés et les migrants sont en mesure d'accéder à tous les services de la Ville, peu importe leur statut d'immigrant et sans crainte d'expulsion.

La motion, présentée en 2017 par le conseiller du quartier 3 Andrew Stevens, visait à doter Regina d'une politique « d'accès aux services sans crainte », mais elle a été renvoyée à l’administration municipale.

La proposition est ensuite passée de motion à simple engagement. Le comité exécutif envisage maintenant de retirer ce sujet de « la liste des questions en suspens du conseil municipal ».

Le conseiller municipal Andrew Stevens affirme toutefois être fier du travail accompli par la Ville pour accueillir les nouveaux arrivants.

« Je suis heureux que l'administration y ait réfléchi, affirme-t-il. Je pense qu'elle a fait un excellent travail en soulignant ce qui a été fait [...] et en se concentrant vraiment sur la manière d'entamer le dialogue avec les habitants, en particulier les nouveaux arrivants. »

La désignation d'une ville comme ville refuge n'a aucune signification légale, mais Andrew Stevens estime qu’elle représente un symbole d’accueil pour les nouveaux arrivants.

Des zones grises

Le conseiller municipal ne veut pas que Regina devienne une ville où les gens doivent prouver leur statut d’immigrant pour avoir accès à des services.

Il indique que la Ville se trouve dans une zone grise en ce moment. Même s'il est rare que l'on demande à une personne de justifier son statut d'immigrant, il n'y a pas de politique claire mise en place.

Le conseiller municipal Andrew Stevens.

Le conseiller municipal Andrew Stevens n'en peut plus des délais du projet Capital Pointe.

Photo : CBC / Micki Cowan

Cela peut arriver toutefois. Par exemple, la Ville Ville étudie actuellement la possibilité de réglementer les salons de massage, qui emploient un grand nombre de travailleurs étrangers, pour notamment s’assurer que les travailleurs ont une preuve de leur statut. Andrew Stevens voudrait plus de clarté sur ce que la Ville compte faire.actuellement la possibilité de réglementer les salons de massage pour, notamment, s’assurer que les travailleurs ont une preuve de leur statut.

Une lettre du fédéral dans la balance

En 2018, le ministre fédéral de l'Immigration, Ahmed Hussen, a répondu à une lettre que le bureau du maire lui avait envoyée, lui expliquant en détail la proposition de la Ville.

« Le terme de ville refuge n'a aucune signification ni aucun statut dans le système canadien d’octroi de l’asile. Il y a un risque que de telles déclarations incitent un plus grand nombre de migrants à entrer au Canada entre les points d'entrée et s'établissent dans des villes refuges », peut-on lire.

Selon Andrew Stevens, cette mise en garde n’a pas servi sa cause.

« Je pense que c'est exagéré d'affirmer que la désignation d'une ville comme ville refuge pousserait soudainement un groupe de personnes à franchir illégalement les frontières, estime-t-il. Notre intention était toujours de faire en sorte que ceux qui étaient ici se sentent en sécurité. »

Avec les informations de Emily Pasiuk, CBC News

Saskatchewan

Politique municipale