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Fortes perturbations dans les transports publics belges

Le mouvement de grève devrait affecter quelque 60 000 voyageurs, dont cette femme qui constate les vols annulés à l'aéroport international de Zaventem, en Belgique.
Le mouvement de grève devrait affecter quelque 60 000 voyageurs, dont cette femme qui constate les vols annulés à l'aéroport international de Zaventem, en Belgique. Photo: Reuters / Francois Lenoir
Reuters

Une grève nationale de 24 heures a provoqué mercredi l'annulation de la quasi-totalité des vols commerciaux dans les aéroports belges ainsi que des perturbations dans l'activité portuaire et les transports en commun dans l'ensemble de la Belgique. Des syndicats réclament une hausse du pouvoir d'achat.

L'entreprise publique Skeyes, chargée du contrôle du trafic aérien, avait annoncé une fermeture de l'espace aérien belge pour une durée de 24 heures à compter de 22 h (locales) mardi soir, invoquant des raisons de sécurité.

Le mouvement de grève devrait affecter quelque 60 000 voyageurs, indique l'aéroport de Bruxelles, qui prévoyait un trafic aérien de 591 départs et arrivées de vols commerciaux et de fret.

Seul un vol passager à destination de Moscou est prévu dans la journée ainsi qu'un petit nombre d'arrivées et de vols de fret.

La compagnie belge des chemins de fer SNCB a annoncé que le trafic ferroviaire était réduit de moitié environ, mais qu'aucune perturbation n'était attendue sur les trains Thalys à destination de Paris et d'Amsterdam.

Quelques trains Eurostar à destination de Londres ont été annulés pour des raisons de maintenance.

Les ouvriers du port d'Anvers ont entamé des débrayages, interrompant les opérations de chargement et de déchargement, tandis que plusieurs usines du pays faisaient l'objet de blocages.

Seules quelques lignes de métro, de bus et de tramway de Bruxelles assuraient leur service. Une situation similaire était constatée dans d'autres villes du pays.

Revalorisation des salaires

Les syndicats, à l'origine de ce mouvement social, demandent une revalorisation des salaires et une amélioration du niveau des retraites dans les négociations avec le patronat.

Le premier ministre Charles Michel a déclaré que les discussions entre les partenaires sociaux devaient reprendre jeudi, soulignant que 219 000 emplois avaient été créés au cours des quatre dernières années grâce aux politiques publiques.

Le Conseil central de l'économie, composé de représentants des salariés, des consommateurs et des employeurs, a proposé une hausse maximale des salaires de 0,8 % pour 2019 et 2020, jugée insuffisante par les syndicats.

Les services du premier ministre précisent que cette revalorisation équivaudrait à une hausse des salaires de 4,6 % en intégrant l'indexation des revenus.

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