•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un membre de la commission Charbonneau appuie une enquête sur le blanchiment d'argent en C.-B.

France Charbonneau, devant un micro, dans les locaux de la commission.
La juge France Charbonneau, lors du dépôt du rapport de la Commission sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction a terminé ses travaux, le 24 novembre 2015. Photo: La Presse canadienne / Paul Chiasson
Radio-Canada

Un membre de la commission Charbonneau, qui a révélé la corruption dans le secteur de la construction au Québec, dit qu'une enquête publique sur le blanchiment d'argent en Colombie-Britannique ne serait pas une perte de fonds publics.

Simon Tremblay a été procureur en chef adjoint pour la durée de l’enquête de quatre ans menée par la juge France Charbonneau. Les résultats de l’enquête ont dévoilé que le crime organisé s’était infiltré dans le secteur de la construction de la province du Québec.

« Oui, ça coûte de l’argent. Oui, ça prend du courage », a expliqué M. Tremblay à l’antenne de l’émission BC Today de la CBC. « Mais une fois que c’est fait, la société est nettement améliorée, comme nous l’avons observé au Québec. »

M. Tremblay affirme que les réformes instaurées au Québec pour répondre aux 60 recommandations de la commission Charbonneau représentent un « virage à 180 degrés » et que les municipalités et la province ont récupéré plus que les coûts de l’enquête grâce aux remboursements et d’autres économies.

Lors de la commission Charbonneau, 291 personnes ont été témoins pendant 261 jours. Le processus a coûté entre 40 millions et 44 millions de dollars, selon M. Tremblay.

Lundi, Christine Boyle, conseillère municipale de Vancouver, et Brad West, maire de Port Coquitlam, ont chacun demandé que la Colombie-Britannique lance une vaste enquête sur les liens entre le blanchiment d’argent, l’immobilier, le trafic de drogues et le crime organisé.

D’après un texte de Ryan Patrick Jones

Colombie-Britannique et Yukon

Corruption et collusion