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La protectrice du citoyen confirme une enquête sur le ministère de l’Agriculture

La protectrice du citoyen, Marie Rinfret, constate que les CHSLD «implantent des pratiques contraires à celles qui doivent guider la prestation des soins et des services dans un tel milieu».

La protectrice du citoyen rappelle que son institution est indépendante et relève de l’Assemblée nationale.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La protectrice du citoyen a confirmé mardi qu'elle allait enquêter sur le ministère de l'Agriculture dans la foulée de la controverse entourant le congédiement du lanceur d'alerte Louis Robert.

Le ministre André Lamontagne est depuis sous un feu roulant de critiques, notamment pour ses déclarations contradictoires sur le sujet.

Dans une lettre adressée au président de l'Assemblée nationale, la protectrice du citoyen, Marie Rinfret, précise que « cette intervention porte sur le traitement des divulgations au sein du Ministère, ainsi que sur les allégations d’actes répréhensibles possiblement commis à l’égard du Ministère ».

La protectrice du citoyen a rappelé que son institution est indépendante et relève de l’Assemblée nationale – non pas du gouvernement du Québec, sans donner plus de détails.

Le ministre Lamontagne lui-même avait demandé à la Protectrice du citoyen de se pencher sur les circonstances du congédiement de Louis Robert et de déterminer si le ministre lui-même avait été impliqué ou non dans son renvoi.

Cette annonce n’avait pas échappé à la critique, puisque l’institution du Protecteur du citoyen n’agit pas sur instruction du gouvernement. Elle a un pouvoir discrétionnaire quant aux enquêtes qu'elle accepte de mener. La loi ne la contraint pas non plus à dévoiler ce sur quoi elle enquête.

Des contradictions

Le ministre Lamontagne avait d’abord déclaré qu’il avait « personnellement autorisé » le congédiement de l'agronome pour avoir informé les médias de l'influence des lobbys sur la recherche scientifique sur les pesticides.

Il est revenu publiquement sur ses propos et a admis avoir fait une erreur, affirmant s'être mal exprimé « dans le feu de l'action ». Ses explications ultérieures ont rajouté à la confusion.

La controverse est née le 24 janvier dernier, lorsque Louis Robert a appris qu’il avait été congédié pour s’être confié à Radio-Canada en dénonçant l'ingérence du privé dans la recherche publique sur l'utilisation des pesticides.

Le reportage avait également permis de faire la lumière sur la crise au Centre de recherche sur les grains (CEROM) qui avait entraîné la démission de nombreux chercheurs.

Le PQ interpelle la Commission de l'agriculture

Le Parti québécois demande un mandat d’initiative pour que les députés membres de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles se penchent sur les impacts des produits chimiques, comme les pesticides, sur la santé et l’environnement.

Le député péquiste de Bonaventure, Sylvain Roy, a envoyé une lettre au président de la Commission, le député caquiste de Masson, Mathieu Lemay, pour lui faire cette demande.

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