•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Incendie criminel à Louvicourt : début du procès de Marie-Lyne Plourde

Cette affiche borde la route 117 à Louvicourt depuis l'événement.
Cette affiche borde la route 117 à Louvicourt depuis l'événement. Photo: Radio-Canada / Thomas Deshaies
Thomas Deshaies

Le procès de Marie-Lyne Plourde, accusée de complot en vue de commettre un incendie criminel, s'est amorcé mardi au palais de justice de Val-d'Or. Selon la Couronne, Marie-Lyne Plourde aurait causé l'incendie du restaurant l'Étoile du nord en 2003. Au moment des faits, elle était propriétaire du restaurant à l'Orée des bois, aussi situé à Louvicourt.

Il aura fallu plus d'une heure à l'accusée, visiblement confuse, pour approuver une série d'admissions à la cour, notamment qu'il y a bel et bien eu un incendie en 2003.

Il faut savoir que le procès de Mme Plourde a par ailleurs été reporté par le passé, en raison de l’état de santé de l’accusée.

La Couronne a fait témoigner lundi plusieurs personnes en lien avec cette affaire, qui remonte à 2003, soit il y a 16 ans, dont une ancienne employée de Mme Plourde, Dominique Cousteau.

Selon Mme Cousteau, Marie-Lyne Plourde aurait avoué sa responsabilité quant à l’incendie lors d’une soirée à laquelle elle était présente, il y a plusieurs années. [Elle a dit] qu’elle avait recruté la personne pour faire le boulot, a-t-elle déclaré à la cour.

Des aveux aussi en 2018, selon un témoin

Un deuxième témoin, Réjean Lizotte, qui prétend avoir côtoyé Marie-Lyne Plourde à de nombreuses reprises au courant de l’année 2018, a fait une déclaration similaire. L’acte aurait été motivé par la jalousie, toujours selon M. Lizotte.

L’avocat de la défense a tenté de remettre en question la crédibilité des témoins lors de son contre-interrogatoire, relevant notamment certaines divergences entre la déclaration de M. Lizotte aux policiers et son témoignage au tribunal.

Un interrogatoire filmé

L’enquêteur François Saint-Amand de la Sûreté du Québec a quant à lui présenté en détail les circonstances d’un interrogatoire vidéo, dans lequel Marie-Lyne Plourde avoue aux policiers être impliquée dans l’incendie. L’interrogatoire a été diffusé en salle d’audience.

Il a insisté sur le fait que Mme Plourde était, selon lui, pleinement consciente de son geste et qu’elle n’avait pas été forcée à faire des aveux. Selon l’interprétation de M. Saint-Amand, Mme Plourde aurait ainsi voulu se libérer d’un fardeau.

L’avocat de Marie-Lyne Plourde devrait présenter sa défense vendredi prochain.

Abitibi–Témiscamingue

Procès et poursuites