•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les problèmes de la traverse Matane/Côte-Nord nuisent au tourisme hivernal sur la Côte-Nord

Une couple circule sur un sentier de motoneige de la Côte-Nord
En temps normal, les motoneigistes sont nombreux à venir de l'extérieur pour profiter des sentiers de la Côte-Nord. Photo: Radio-Canada / Alex Lévesque
François Robert
Marie-Jeanne Dubreuil

En plus de toucher les usagers réguliers, les difficultés de la traverse Matane/Côte-Nord ont aussi des conséquences sur le tourisme hivernal.

Ce sont surtout des motoneigistes qui s'aventurent sur la Côte-Nord durant l'hiver. Plusieurs viennent de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, mais il y a aussi des Américains.

Parmi ces motoneigistes, plusieurs sont dépendants du traversier Matane/Côte-Nord, ce qui peut avoir un impact économique important, notamment pour les hôtels et les restaurateurs.

Les gens qui arrivent du Bas-Saint-Laurent, principalement, c'est de la clientèle américaine à cause de la proximité des lignes, souligne Paul Lavoie, directeur général adjoint à tourisme Côte-Nord.

Le directeur général adjoint à Tourisme Côte-Nord, Paul Lavoie Paul Lavoie est directeur général adjoint à Tourisme Côte-Nord Photo : Radio-Canada / Mathieu Boudreault

Ces gens-là, en n'étant pas capables de traverser ou en entendant dire que c'est difficile de traverser, vont avoir tendance à aller plus vers le Bas-Saint-Laurent, les Appalaches que de traverser sur la Côte-Nord, poursuit Paul Lavoie.

Tourisme Côte-Nord craint que l’année difficile de la Société des traversiers du Québec (STQ) et les problèmes avec le F.-A.-Gauthier aient un impact à long terme et renforce la perception chez certains que la Côte-Nord est un endroit isolé et difficilement accessible.

Tourisme Côte-Nord essaie déjà de modifier cette perception.

Du côté de la municipalité de Baie-Comeau, le maire Yves Montigny appréhende l'impact que la saga des traversiers pourrait avoir sur la saison estivale, qui est de loin la plus importante au plan touristique sur la Côte-Nord.

Les gens sont en train de réfléchir actuellement à leurs vacances d'été et si pour eux la Côte-Nord est inaccessible, ça regarde pas bien pour notre saison touristique.

Yves Montigny, maire de Baie-Comeau

Route blanche inaccessible

Les problèmes de traversier ne sont pas les seuls obstacles auxquels font face les touristes à motoneige.

En Minganie et sur la Basse-Côte-Nord, la haute saison pour la motoneige commence en ce moment et s'échelonne jusqu'à la fin mars.

Pourtant, certains secteurs ne sont pas encore ouverts ou sont difficilement accessibles, entre autres ceux de la rivière Moisie et de la rivière aux Bouleaux, entre Baie-Johan-Beetz et Kegaska.

Un motoneigiste sur la Route blancheLa Route blanche en Basse-Côte-Nord. Photo : Julie Roy

Ce manque d'accessiblité peut en dissuader plus d'un, selon la directrice générale de la coopérative Voyages Coste, Alberte Marcoux.

Ça implique pour les motoneigistes de partir de Sept-Îles jusqu'à Kegaska pour prendre la route blanche et, ça, c'est significatif en terme de coûts supplémentaires pour eux, explique-t-elle.

Ainsi, la plupart des motoneigistes arrêteront leur chemin à Sept-Îles, ce qui causera des pertes dans le milieu touristique de la Minganie, conclut Mme Marcoux.

Le navire Apollo, qui peut accueillir 80 véhicules, prendra la relève du CTMA voyageur jeudi.

D'après le reportage de Djavan Habel-Thurton

Côte-Nord

Transports