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Départ précipité du protecteur de l’élève de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy

Bâtisse avec des sapins devant en hiver

Le centre administratif de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy est situé à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Jérôme Roy

Marie-Pier Bouchard
Mis à jour le 

Nommé en 2017, Michel Daigneault a remis sa démission mardi après-midi, plus d'un an avant la fin de son mandat de trois ans qui devait prendre fin en juin 2020. Radio-Canada venait de questionner la Commission scolaire du Chemin-du-Roy au sujet de sa radiation de l'Ordre des psychologues du Québec, il y a près de 20 ans.

Michel Daigneault était, à cette époque, psychologue et professeur en psychologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Ce sont des étudiantes qui ont porté plainte contre lui à l’Ordre des psychologues du Québec, ce qui a mené à sa radiation en 1999.

Le président de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, Claude Lessard, affirme qu’il a rencontré Michel Daigneault lundi soir, quelques heures après que Radio-Canada l’eut informé que celui qui occupait le poste de protecteur de l’élève avait déjà été radié de son ordre professionnel.

On a d’abord vérifié et ensuite nous avons rencontré M. Daigneault pour discuter. M. Daigneault a décidé de lui-même de remettre sa démission, explique M. Lessard.

Michel Daigneault a été nommé protecteur de l'élève de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy en 2017Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Michel Daigneault a été nommé protecteur de l'élève de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy en 2017

Photo : Site Internet de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy

Mardi après-midi, Claude Lessard a reçu la lettre de démission de M. Daigneault, qui sera soumise au conseil des commissaires à la séance publique de mercredi soir.

Par ailleurs, le président de la Commission scolaire dit prendre la situation très au sérieux.

Nous allons revoir notre processus de sélection définitivement.

Claude Lessard, président de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy
Homme aux cheveux gris portant des lunettes, chemise, cravate et veston en entrevue à la télé.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Claude Lessard, président de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy

Photo : Radio-Canada

Entre-temps, la priorité de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy est d’assurer le service continu aux parents.

Le comité d’éthique et de gouvernance travaillera sur le dossier pour trouver un nouveau protecteur de l’élève temporaire et ensuite on procédera à l’affichage pour un protecteur de l’élève de façon permanente, précise Claude Lessard.

Nos trois demandes d’entrevue auprès de Michel Daigneault sont restées lettre morte.

Porte de bureauAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Bureau du protecteur de l'élève au centre administratif de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy.

Photo : Radio-Canada / Marie-Pier Bouchard

Radié il y a près de 20 ans

Quelques fins de semaine par année, Michel Daigneault organisait des séances cliniques et scolaires avec des étudiants en psychologie de l'UQTR.

À la fin des années 1990, deux étudiantes ont porté plainte à l’Ordre des psychologues du Québec.

Elles lui reprochaient notamment de ne pas avoir respecté le secret professionnel en dévoilant certaines informations sur le processus thérapeutique de l’une d'entre elles lors d'une fin de semaine organisée par le professeur Daigneault.

Dans la décision du comité de discipline, on lui reprochait aussi de s’être immiscé dans leurs affaires personnelles « en leur proposant de se joindre à elles après avoir appris qu’elles s’apprêtaient à passer un week-end dans un chalet et en se rendant sur les lieux ».

Il est mentionné qu’il a tenu des propos verbaux et rédigé des écrits abusifs à caractère sexuel envers les deux étudiantes.

Pancarte à l'entrée du campus de l'UQTR. avec des arbres feuillusAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)

Photo : Radio-Canada

Michel Daigneault a reconnu sa culpabilité et a été radié en 1999 pour une période d’un mois. Il était inscrit à l’Ordre des psychologues du Québec depuis 26 ans.

Après sa radiation, il aurait pu redevenir membre à la condition d’accepter d’être supervisé pour une certaine période. Michel Daigneault ne s’est jamais réinscrit au tableau de l’Ordre. « Son statut au sein de l’Ordre est inactif depuis le 1er avril 2000 », nous confirme l’Ordre des psychologues du Québec par courriel.

Professeur et protecteur de l’élève

Il a cependant poursuivi sa carrière de professeur en psychologie jusqu’à sa retraite en 2009. On peut apprendre, dans la décision du conseil de discipline rendue 10 ans plus tôt, que les deux plaignantes avaient aussi porté plainte à l’époque à son employeur, l’UQTR.

L’Université refuse de commenter l’affaire, puisqu’il s’agit d’un dossier de ressources humaines, mais précise qu’un professeur en psychologie ne doit pas obligatoirement être membre de l’Ordre pour enseigner.

Michel Daigneault a pris sa retraite comme professeur à l'UQTR en 2009 et il a été nommé protecteur de l'élève par le conseil des commissaires en 2017.

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