•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Qui est Jody Wilson-Raybould?

Une femme dans la quarantaine vue de face est tout sourire.

La députée fédérale libérale de Vancouver-Granville, Jody Wilson-Raybould, a fait ses études de droit à l'Université de Colombie-Britannique.

Photo : Twitter / @Puglaas

Fanny Bédard

L'ancienne ministre Jody Wilson-Raybould est une Britanno-Colombienne, autochtone et avocate qui a fait le saut en politique fédérale en 2015, après avoir défendu des intérêts de Premières Nations.

Considérée comme une candidate vedette choisie par Justin Trudeau, elle a été nommée ministre de la Justice et procureure générale dans son conseil des ministres en novembre 2015. Première femme autochtone à obtenir ce poste, elle l’a occupé jusqu’en 2019. En janvier dernier, le premier ministre lui a retiré ce ministère et lui a confié celui des Anciens Combattants. Certains ont considéré cette nouvelle fonction comme étant une rétrogradation.

Elle se trouve au centre d'une controverse qui met le premier ministre Justin Trudeau dans l'embarras. Selon le Globe and Mail, le premier ministre ou de proches collaborateurs du gouvernement auraient fait pression afin qu'elle négocie une entente évitant un procès criminel dans le dossier de fraude et de corruption de SNC-Lavalin. Justin Trudeau a démenti ces informations.

Toujours députée, mais plus ministre

Jody Wilson-Raybould a annoncé, mardi, sa démission en tant que ministre. Elle reste députée de Vancouver-Granville, mais ne précise pas si elle siégera comme indépendante ni si elle se présentera aux élections fédérales de l’automne prochain.

Dans sa lettre de démission, elle précise toutefois avoir fait appel à un ancien juge de la Cour suprême, Thomas Albert Cromwell, pour qu’il lui porte conseil afin de savoir ce que la loi lui permet de dire publiquement dans cette affaire.

Deux femmes souriantes dans la quarantaine dont la députée Jody Wilson-Raybould posent en compagnie du premier ministre Justin Trudeau.

La députée libérale fédérale Jody Wilson-Raybould et sa soeur Kory Wilson en compagnie du premier ministre Justin Trudeau lors d'un événement public.

Photo : Twitter / @Puglaas

Une politicienne qui divise

Selon des sources qui se sont confiées de manière anonyme à La Presse canadienne, Jody Wilson-Raybould avait un style de gestion qui déplaisait à certains collègues. Ces dernières soutiennent qu’elle dénigrait ouvertement des collègues et qu’elle faisait les choses pour elle-même, pas pour le gouvernement ou le Cabinet.

Toutefois, la députée libérale Celina Caesar-Chavannesa a pris la défense de sa consoeur en la décrivant comme « acharnée, intelligente et sans complexes ».

Le vice-président de l’Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique (UBCIC), Bob Chamberlain, qui a travaillé avec Mme Wilson-Raybould remet en question les critiques à l’égard de l’ancienne ministre. « Si la manière dont elle a été décrite est vraie, elle doit avoir y avoir été poussée », dit-il. Il la décrit comme une femme brillante et intègre qui s’est toujours montrée agréable, même durant des discussions difficiles.

Fille d’un père autochtone militant

Née en 1971, Jody Wilson-Raybould est la fille de Bill Wilson, un avocat et politicien autochtone qui a joué un rôle important dans l’enchâssement de droits autochtones dans la Constitution de 1982.

Sa mère, Sandra Wilson, est une enseignante descendante des peuples Musgamagw Tsawataineuk et Laich-Kwil-Tach, qui font partie des Kwakwaka’wakw, connus également sous le nom des peuples parlant le kwak’wala, et membre de la nation We Wai Kai. Elle a une soeur aînée, Kory Wilson, qui a aussi une formation en droit. Elle s’est mariée, en 2008, à Tim Raybould, un professeur d'université qui a été consultant, pendant plusieurs années, auprès de communautés autochtones dont la Première Nation Westbank, dans la région de l'Okanagan.

Sur Twitter, elle utilise son nom kwak’wala, soit Puglaas. Il signifie « femme née d’une famille noble ».

Un homme autochtone à l'air sérieux est devant des hommes blancs qui sourient.

Bill Wilson en 1983 lors de conversations constitutionnelles. Le père de la député de Vancouver Granville, Jody Wilson-Raybould, s'adresse sur cette photo à Pierre-Elliott Trudeau.

Photo : CBC

Diplômée en droit de l’UBC

Jody Wilson-Raybould a étudié en droit à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC). Elle a été admise au barreau en 2000 et a ensuite commencé sa carrière juridique comme procureure de la Couronne pour la province.

Défenderesse des droits autochtones

Plus tard, elle a été conseillère auprès de la Commission des traités de la Colombie-Britannique, un organisme qui a pour vocation de superviser la négociation des traités entre les Premières Nations et la Couronne. En 2004, elle a été élue commissaire par le Sommet des chefs des Premières Nations.

En 2009, elle a été élue chef régionale de l’Assemblée des Premières Nations de la Colombie-Britannique. Elle a été réélue chef régionale en 2012.

Selon CBC, elle aurait décidé de faire le saut en politique auprès des libéraux après avoir gardé un souvenir amer d’une rencontre avec le premier ministre conservateur, Stephen Harper, lors du mouvement Idle No More.

Colombie-Britannique et Yukon

Politique fédérale