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Un traitement prometteur pour les grands brûlés bientôt disponible à Québec

Philippe St-Pierre et Rosanne Reaume, directrice générale de l'Association des grands brûlés F.L.A.M après une entrevue
Philippe St-Pierre et Rosanne Reaume, directrice générale de l'Association des grands brûlés F.L.A.M Photo: Radio-Canada / Nicole Germain

L'Hôpital de l'Enfant-Jésus du CHU de Québec sera bientôt doté d'un laser qui permettra notamment d'améliorer l'apparence des cicatrices des grands brûlés.

L'intervention sera combinée avec les traitements standards qui aident à la cicatrisation, comme les vêtements compressifs ou encore les plaques de silicone.

« Toutes ces méthodes sont bonnes, mais ne sont pas parfaites pour améliorer l'apparence des cicatrices. Ce qui a été démontré encore plus efficace que toutes ces méthodes-là, c'est le laser », indique Ariane Bussières, chirurgienne plastique au CHU de Québec-Université Laval.

Ariane Bussières, chirurgienne plastique au CHU de Québec-Université Laval dans un corridor de l'hôpitalAriane Bussières, chirurgienne plastique au CHU de Québec-Université Laval Photo : Radio-Canada

D'améliorer l'apparence des cicatrices, que ce soit au niveau d'un visage, d'une main, ça peut vraiment aider à l'estime personnelle de ces patients-là.

Ariane Bussières, chirurgienne plastique au CHU de Québec-Université Laval

Philippe St-Pierre a été brûlé au troisième degré sur 40 % de son corps à la suite d'un écrasement d'avion. Pour avoir accès au laser, il a dû payer ses traitements en clinique privée. En moyenne, chaque traitement coûte jusqu'à 1500 $. Il est recommandé d'en faire entre 6 et 10.

« Ç'a aidé beaucoup sur le plan de la guérison de la peau », explique-t-il.

« Je pense qu'il y a quelques chirurgies qu'on a pu éviter par l'élasticité qu'on a regagnée par les traitements au laser, sans parler de l'apparence physique de la peau qui est redevenue plus normale. Ça aide beaucoup », ajoute M. St-Pierre.

Jamais trop tard pour en profiter

À l'âge de 4 ans, Rosanne Reaume a été brûlée au troisième degré sur plus de 35 % de son corps.

« Il y encore beaucoup de cicatrices qui sont à traiter, confie celle qui est également directrice générale de l'Association des grands brûlés F.L.A.M. Je trouve ça difficile maintenant de faire des retouches après tant d'années. »

Cette simplicité-là du laser, c'est comme gagner le gros lot. C'est ce qui va me permettre d'aller faire des retouches plus facilement.

Rosanne Reaume directrice générale de l'Association des grands brûlés F.L.A.M

L'appareil au laser a une valeur de 150 000 $ a été financé par la Fondation du CHU de Québec et devrait être mis en service au cours de 2019.

Avec les informations de Nicole Germain

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