•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un premier portrait des conditions de vie des réfugiés syriens au Canada

Des groupes de parrainage attendent des familles syriennes à l'aéroport de Toronto en décembre 2015.

Statistique Canada a étudié pour la première fois les conditions de vie des réfugiés syriens accueillis au Canada en 2015 et 2016.

Photo : The Canadian Press / Chris Young

La Presse canadienne

Statistique Canada se penche pour la première fois sur les conditions de vie des réfugiés syriens accueillis au Canada en 2015 et 2016 en raison de la guerre faisant rage dans ce pays depuis 2011. L'organisme fédéral de statistiques a notamment constaté que leur revenu moyen est équivalent à celui des autres réfugiés.

Ces niveaux de revenu annuel variaient de 15 000 $ à 20 000 $ en 2016 pour les réfugiés syriens.

Au moment de compiler ces données, ces réfugiés n'étaient au pays que depuis un an environ. Les données plus récentes ne sont pas encore comptabilisées et seront dévoilées plus tard.

Ces gens « réinstallés » au Canada entre le 1er janvier 2015 et le 10 mai 2016 étaient en bonne partie des familles avec plusieurs enfants. Ce constat est le reflet du processus de sélection particulier du Canada en lien avec cette crise humanitaire : les familles nombreuses étaient privilégiées, alors que les célibataires avaient moins de chance d'être admis.

Par « réfugiés réinstallés », Statistique Canada parle de ceux qui ont été sélectionnés à l'étranger alors qu'ils étaient hors de leur pays d'origine ou de résidence habituelle, et qui ont reçu le statut de résident permanent en raison d'une crainte fondée de retourner dans ce pays.

Ainsi, il a été relevé que 85 % des familles syriennes accueillies au pays étaient composées d'un couple ayant des enfants, et ces familles comptaient en moyenne 2,8 enfants.

Par ailleurs, les réfugiés syriens affichaient un taux d'emploi moins élevé que les réfugiés originaires d'autres pays, principalement parce qu'ils étaient au Canada depuis moins longtemps. Au moment du recensement de 2016, sur lequel les calculs de Statistique Canada sont fondés, les réfugiés syriens comptaient environ quatre mois de résidence au pays en moyenne, alors que les réfugiés originaires d'un autre pays en comptaient le double en moyenne.

La méconnaissance par plusieurs des langues officielles du pays rendait plus difficile leur arrivée sur le marché du travail. Mais une fois ce facteur pris en compte, ainsi que d'autres différences sociodémographiques, les réfugiés syriens étaient autant susceptibles de travailler que les réfugiés en provenance d'autres pays, conclut Statistique Canada.

En 2015, le gouvernement canadien avait annoncé un plan visant à réinstaller 25 000 réfugiés syriens au Canada avant la fin de février 2016. Après, le Canada a continué d'accueillir des réfugiés syriens, principalement au moyen du parrainage par le secteur privé. Au total, près de 60 000 ont été réinstallés au Canada depuis 2015, est-il précisé dans la note explicative des résultats.

Nouveaux arrivants

Société