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Un homme de Moncton plaide coupable au meurtre de sa fiancée

Un jeune couple se tient les bras pour prendre une photo, visages collés, devant des sapins.

Réjean Gautreau plaide coupable de meurtre au 2e degré pour l'assassinat de sa fiancée Naomi Godin Batlette.

Photo :  Facebook

Marielle Guimond

Accusé de meurtre au 2e degré, Réjean Gautreau a avoué avoir tué sa fiancée Naomi Bartlette. Il devra purger une peine d'emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 10 ans.

Réjean Gautreau a comparu en cour mardi à Moncton. Avant le début de l'audience, il a demandé au juge Jean-Paul Ouellette de comparaître devant un juge plutôt que devant un jury.

Naomi Bartlette, alors âgée de 33 ans, avait été retrouvée inerte dans son appartement rue Fleet à Moncton le 8 avril 2018.

Selon la police, elle avait été tuée deux jours avant la macabre découverte. Elle avait été battue, étranglée puis enfermée dans un placard.

Sasha Tardif, la soeur adoptive de la victime, attendait les aveux de l'accusé pour tourner la page.

Lorsqu’il a dit "coupable", on a ressenti de la joie, mais aussi de la tristesse puisque maintenant cette histoire va finalement se terminer.

Sasha Tardif, soeur adoptive de Naomi Bartlette

Elle a confié être soulagée de ne pas avoir eu à vivre un procès. C’est juste plus facile pour nous et tout le monde. Le fait que le coupable ait endossé la responsabilité de ses actions permettra à la famille de faire son deuil, a-t-elle admis.

Les détails du meurtre révélés

La procureure de la Couronne, Mélanie Leblanc, a raconté ce qui s’est passé le 6 avril 2018. Les détails partagés n’avaient jusqu’alors pas été révélés publiquement.

Le couple se disputait à propos de la consommation de drogue et leur déménagement en Colombie-Britannique prévu en mai 2018, selon Me Leblanc.

Naomi Batlette voulait déménager plus tôt, mais Gautreau n’était pas d’accord. C’est alors que Réjean Gautreau aurait pris une patte de table et frappé sa fiancée à la tête. Au sol, il l’aurait ensuite étranglée et enveloppée dans une couverture. Puis, il aurait enfermé le cadavre dans un placard, retrace Me Leblanc.

Troublée par ces détails, la famille de la victime a quitté la salle d’audience alors que Me Leblanc racontait le récit meurtre.

Mme Bartlette avait deux enfants. Sa soeur a précisé qu’ils habitaient chez leur père. Ils n’étaient donc pas présents lors du meurtre ni au moment de la découverte, au grand soulagement de la famille.

La sentence de Réjean Gautreau est prévue le 7 mai 2019.

Avec les informations de Tori Weldon CBC News

Nouveau-Brunswick

Crimes et délits