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Promesses ambitieuses et vent de face pour le NPD de l'Île-du-Prince-Édouard

Joe Byrne lors du lancement de sa campagne à la direction du Nouveau Parti démocratique de l'Île-du-Prince-Édouard, dans un café du centre-ville de Charlottetown.
Joe Byrne lors du lancement de sa campagne à la direction du Nouveau Parti démocratique de l'Île-du-Prince-Édouard, dans un café du centre-ville de Charlottetown. Photo: Radio-Canada / François Pierre Dufault
François Pierre Dufault

Le Nouveau Parti démocratique (NDP) de l'Île-du-Prince-Édouard n'a pas dit son dernier mot, même si les plus récents sondages lui sont défavorables.

Le parti vient de dévoiler une partie de son programme en vue des prochaines élections provinciales. Il promet, entre autres, de créer une faculté de médecine à l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard pour mettre fin à une pénurie de médecins dans la province.

Le chef néo-démocrate Joe Byrne voudrait aussi mettre sur pied un régime provincial d'épargne-retraite, créer un fonds d'aide de 100 millions de dollars pour les agriculteurs, et construire 2000 unités de logement abordable.

Il y a de l'argent dans le système. Ce que nous disons, c'est qu'il faut faire des choix différents.

Joe Byrne, chef du NPD de l'Île-du-Prince-Édouard

En octobre dernier, les néo-démocrates ont aussi promis d'augmenter le salaire minimum à 17 $ l'heure au cours d'un premier mandat.

Malgré les plus récents sondages qui laissent entrevoir une désaffection à l'égard du NPD insulaire au profit du Parti vert, notamment, Joe Byrne croit que la formation conserve sa raison d'être. Il n'y aucun parti à l'Assemblée législative qui défend les mêmes idées que nous, dit-il.

L'appui au NPD à l'Île-du-Prince-Édouard a chuté de 11 % en 2015 à environ 2 %, selon les plus récents sondages Mainstreet et MQO.

Jamais une grande puissance

Le NPD n'a jamais été une grande puissance à l'île, observe le politologue Peter McKenna, de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard. Mais en ce moment, les électeurs qui cherchent une solution de rechange aux partis traditionnels se tournent vers le Parti vert.

Des élections doivent avoir lieu d'ici le 1er octobre à l'Île-du-Prince-Édouard.

D'habitude, lorsqu'un parti dévoile son programme aussi tôt, c'est un signe que les choses ne vont pas bien. Le parti essaie d'attirer l'attention du public et des médias. C'est généralement un signe de faiblesse.

Peter McKenna, politologue à l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard

Les sondages à quelques mois des élections laissent entrevoir une course à trois entre les libéraux, les verts et les progressistes-conservateurs.

Le contexte pourrait être favorable à une fusion des partis de gauche, selon certains observateurs.

Lorsque la poussière sera retombée après les élections, il est possible que des décisions très difficiles doivent être prises, analyse le politologue Peter McKenna. Si le Parti vert fait bonne figure [...] et que le NPD s'écrase, ce dernier va devoir se remettre en question et se demander s'il peut mettre assez d'eau dans son vin d'un point de vue idéologique pour s'unir au Parti vert.

Île-du-Prince-Édouard

Politique provinciale