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Les progressistes-conservateurs se préparent à des élections anticipées

Blaine Higgs le 8 novembre 2018.
Le gouvernement progressiste-conservateur de Blaine Higgs est un gouvernement minoritaire. Photo: Radio-Canada / Michel Corriveau

Le Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick organise une collecte de fonds ambitieuse. L'objectif : amasser 1,6 million de dollars afin d'être prêt si une campagne électorale anticipée est déclenchée.

Des documents internes de la formation politique obtenus par CBC révèlent son intention d’amasser 1,6 million de dollars en dons en 2019.

Le montant a été décidé lors d’une réunion du Parti progressiste-conservateur du 1er décembre. De ce montant, 900 000 $ couvriraient les dépenses et 700 000 $ seraient mis de côté pour une campagne électorale, selon le verbatim de la réunion.

Nous voulons être une machine prête pour les élections, lance le président du parti, Rick Lafrance.

Nous serons prêts si une élection est déclenchée, que ce soit dans six mois ou dans quatre ans.

Rick Lafrance, président du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick
Rick Lafrance, président du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, lors d'une entrevue. Rick Lafrance ne le cache pas : le Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick veut être prêt pour des élections anticipées. Photo : Radio-Canada

C’est environ le triple du montant qu’elle avait réussi à collecter en 2017, la dernière année pour laquelle ces chiffres sont publics, soit 542 000 $.

Le risque d’un gouvernement minoritaire

Le politologue J.P. Lewis, professeur à l’Université du Nouveau-Brunswick à Saint-Jean, estime que le Parti progressiste-conservateur a raison de renflouer ses coffres. Étant un gouvernement minoritaire, sa mainmise sur le pouvoir est précaire.

Nous pourrions voir deux élections en quatre ans au lieu d'une seule dans ce contexte, dit-il.

L’ascension au pouvoir des progressistes-conservateurs devrait avoir facilité la collecte de fonds du parti, selon J.P. Lewis, qui croit que les Néo-Brunswickois réagissent bien aux décisions de Blaine Higgs depuis son arrivée au pouvoir.

Son message résonne auprès des membres du parti et de nouvelles contributions financières arrivent tous les jours, ajoute-t-il.

Une année difficile pour amasser de l’argent

Les formations politiques provinciales font face à un défi cette année : l’élection fédérale prévue pour l’automne pourrait absorber des dons qui leur auraient été offerts en d’autres circonstances.

Qui plus est, les libéraux tiendront une course à la chefferie du parti pour les cinq prochains mois. Cela signifie que des donateurs offriront de l’argent aux candidats plutôt qu’au parti.

Nous sommes malgré tout confiants de notre capacité à mener une campagne forte, peu importe quand cela se produira, lance le directeur général du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, Keiller Zed.

Les progressistes-conservateurs rétablissent leurs finances

Le Parti progressiste-conservateur n’avait que 18 360 $ dans son compte bancaire en juin 2018, selon des documents publics d’Élections Nouveau-Brunswick.

La formation politique avait également des dettes, qu’elle a payées en vendant son quartier général, une maison située sur la rue Regent à Fredericton. La maison a été mise en vente il y a plus d’un an à 479 000 $. Elle a finalement été vendue à l’automne, pour environ 400 000 $.

La maison du quartier général de la formation politique,sur la rue Regent, à Fredericton.Le quartier général du Parti progressiste-conservateur déménagera bientôt de cette maison à un espace à bureaux. Photo : CBC / Jacques Poitras

Le parti loue maintenant la maison et déménagera bientôt dans un espace à bureaux. Nous voulons utiliser l’argent de nos membres plus judicieusement, en vue d’une élection, et non pour payer notre loyer, conclut Rick Lafrance.

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