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De jeunes Manitobains se mobilisent contre le vapotage

Sydney Tuck et d'autres jeunes prépare un atelier de sensibilisation.
Sydney Tuck (au centre), aide les membres de Manitoba SWAT à mener des ateliers de sensibilisation contre le tabagisme et le vapotage. Photo: Radio-Canada / Karen Pauls
Radio-Canada

Le groupe Étudiants contre le tabac et pour la sensibilisation au cannabis (Manitoba SWAT) veut faire réagir les jeunes contre les dangers du vapotage. Il veut enrayer la mode des cigarettes électroniques qui se développe dangereusement chez les adolescents.

En effet, si les adultes ne savent pas trouver les mots pour parler des dangers du vapotage, certains jeunes pensent avoir le lexique adéquat. « Je veux que les autres enfants voient à quel point c’est une mauvaise chose et pourquoi on ne devrait pas vapoter », explique Riley Farrell, 16 ans, qui a récemment rejoint le groupe Manitoba SWAT.

Riley, qui a commencé à vapoter à 13 ans, est catégorique : l’industrie cible les jeunes. Il avoue d’ailleurs avoir été attiré par l’image jeune des produits ou encore la dynamique autour de lui.

« Sur Instagram, on voit des gens qui font des ronds de fumée, des tours avec des nuages géants. Les enfants ont envie de reproduire ça », affirme-t-il.

En tout juste trois ans, l’adolescent est devenu dépendant. Le fait d'en apprendre davantage sur les risques sur la santé lui a permis de se débarrasser de son habitude.

Il veut aujourd’hui transmettre ce message à d’autres jeunes : « Si vous êtes là dedans, il faut vous en sortir. Et si vous n’y êtes pas encore, ne commencez pas. »

À l’aide d’une présentation PowerPoint, Riley Farrell a fait un exposé devant des jeunes en 10e année de son école.

Riley FarrelRiley Farrel avoue avoir commencé à vapoter à 13 ans sous l'influence de son entourage. Photo : Radio-Canada / Karen Pauls

Il y explique la différence entre les produits et leurs effets. Il évoque également les risques de vasoconstriction lorsque l’on vapote régulièrement, les vaisseaux sanguins pouvant se réduire et mener à des problèmes cardiaques.

Riley Farrel se base sur différentes études, dont une de l’Association américaine du poumon qui signale le danger des liquides aromatisés pouvant causer une inflammation des tissus pulmonaires.

Un extrait de la présentation de Riley Farrel montrant des emballages de liquidse de vapotage au goût de bonbons.Dans sa présentation, Riley Farrel insiste sur l'image des marques qu'il estime être spécifiquement orientée vers les jeunes. Photo : Riley Farrel

Sydney Tuck est en 11e année et également membre du Manitoba SWAT. Elle espère que, si les adolescents entendent le message de leurs pairs, ils l'écouteront davantage.

« Le tabagisme est en déclin chez les jeunes, ce qui est une bonne chose, mais le vapotage est en plein essor. Je le sais, je vois des enfants en 7e année avec des vapoteuses », témoigne-t-elle.

Selon une étude américaine des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, en 2018, l’usage des cigarettes électroniques concernait un peu plus de 20 % des élèves du secondaire, contre 8 % pour la cigarette.

Les membres de Manitoba SWAT offrent des présentations dans les écoles depuis plusieurs années contre le tabagisme, mais l’organisme reconnaît qu’il est nécessaire d’adapter leur travail aux nouvelles réalités en y ajoutant un volet sur le vapotage.

Riley Farrell estime que les parents devraient aussi se renseigner sur ces produits et apprendre à repérer leur usage chez leurs enfants.

« Si vous entrez dans la chambre de votre fils et que ça ne sent pas son parfum, mais une odeur fruitée ou florale, ça devrait vous mettre la puce à l’oreille », conclut-il.

Avec des informations de Karen Pauls

Manitoba

Santé publique