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Un laboratoire de nanotechnologie reçoit 3,4 M$ pour commercialiser ses inventions

Une main gantée manipule de tout petits morceaux de métal avec des pinces.

NanoFAB, un centre de recherche collaboratif de l'Université de l'Alberta, a déjà mis plusieurs nanotechnologies sur le marché.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

NanoFAB, un centre de recherche en nanotechnologies à l'Université de l'Alberta, a reçu 3,4 millions de dollars pour lui permettre de produire lui-même, à grande échelle, les inventions qu'il veut commercialiser.

Les gouvernements fédéral et provincial ont chacun investi 1 million de dollars. La compagnie albertaine Micralyne a fourni quant à elle 1,4 million de dollars. L'argent servira à aider NanoFAB à commercialiser les technologies qu’elle met au point.

Le laboratoire compte faire l'achat de trois appareils pour produire ces technologies en quantités industrielles.

NanoFAB crée toutes sortes de technologies, par exemple des commutateurs de fibre optique et des biosenseurs qui permettent de mesurer la pression artérielle ou d’autres signes vitaux de façon ultraprécise. Certaines d’entre elles sont déjà sur le marché, mais elles doivent être fabriquées à l’étranger.

Grâce à ses nouveaux équipements, NanoFAB devrait pouvoir se charger, au moins partiellement, de la production industrielle de ses propres inventions.

« Au lieu de fabriquer une poignée de prototypes [...], cet investissement va nous permettre d’augmenter et d’intensifier notre production jusqu’à ce qu’on puisse répondre aux demandes de nos clients et, espérons-le, rapatrier une partie de la production qui se fait présentement outre-mer », explique le directeur de NanoFAB, Éric Flaims.

Un laboratoire collaboratif

NanoFAB se décrit comme un centre de recherche et de collaboration à libre accès. Tous ceux qui le désirent peuvent s’abonner et utiliser son laboratoire pour leurs recherches.

Éric Flaims affirme que c’est un mélange « d’étudiants de cycles supérieurs qui se posent toutes les grandes questions » et « d’anciens étudiants qui travaillent maintenant dans des entreprises qui élaborent ces technologies en produits vendus internationalement ».

Ils travaillent ensemble dans un environnement collaboratif où on peut avoir des idées qui bougent facilement du milieu de la recherche à celui de l’industrie.

Éric Flaims, directeur de NanoFAB

La subvention accordée par le gouvernement fédéral vient du programme pour la diversification de l’économie de l’ouest du Canada.

« Ce financement [...] soutiendra la croissance et la prospérité de l’Alberta, ainsi que sa compétitivité sur la scène mondiale », affirme le ministre de l’Innovation et des Sciences, Navdeep Bains.

Le ministre des Ressources naturelles, Amarjeet Sohi, croit que le secteur des nanotechnologies est un excellent choix pour diversifier l’économie et créer des emplois en Alberta.

« [Ces chercheurs] vous le diront : ils aident à créer des emplois et des emplois bien payés », souligne-t-il.

Alberta

Développement économique