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CHSLD : le mari d'une bénéficiaire dénonce les coûts et le manque de services

Une personne âgée dans un CHSLD
Une personne âgée dans un CHSLD Photo: Radio-Canada

Un homme dont l'épouse atteinte d'alzheimer réside au CHSLD Cloutier-du Rivage de Trois-Rivières depuis trois ans dénonce la hausse des tarifs, alors qu'il estime que les services diminuent constamment en raison de la pénurie de préposés aux bénéficiaires.

Depuis janvier, René Defoy a vu la contribution mensuelle de sa femme augmenter de 50 $. Une hausse de tarif indexée au coût de la vie, selon les autorités régionales de la santé. La facture payée par René Defoy atteint maintenant 1910,40 $ par mois, soit la contribution mensuelle maximale. Ce montant inclut les soins, le gîte, la nourriture, les produits d'hygiène de base et les services de buanderie.

C'est près de 500 $ de plus par mois que sa pension de vieillesse, affirme René Defoy.

René DefoyRené Defoy estime payer un montant trop élevé pour l'hébergement de sa femme en CHSLD. Photo : Radio-Canada

Depuis qu’il a été contraint de placer sa femme au CHSLD Cloutier-du Rivage en 2015, il constate qu’il manque de préposés aux bénéficiaires presque quotidiennement. Le problème est encore plus criant les fins de semaine. Selon lui, ce sont les bénéficiaires qui en paient de prix.

C'est impossible qu'ils aient les mêmes services quand il manque des préposés.

René Defoy, conjoint d'une bénéficiaire

En raison du manque de temps, il affirme que les préposés aux bénéficiaires n’ont d’autre choix que d’espacer les changement de couches ou les toilettes, de précipiter les repas et de diminuer le temps consacré à chaque personne.

Le problème a été dénoncé à plusieurs reprises par le Syndicat des préposés aux bénéficiaires de la région, qui attribue le problème au mode de gestion des dernières années.

On comprend vraiment la frustration de la population envers un possible manque de services relié à la pénurie, mais on ne peut plus vraiment en mettre plus sur nos épaules, dit le président du syndicat, Pascal Bastarache.

René Defoy a l’intention de se rendre cette semaine au bureau de sa députée, Sonia LeBel, pour la sensibiliser à la situation. Avec une facture annuelle de 23 000 $ pour les soins de sa femme, il craint maintenant de se retrouver dans une situation financière délicate.

Selon le reportage d'Amélie Desmarais

Mauricie et Centre du Québec

Santé