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Le Réseau santé en français de la Saskatchewan lance une série de consultations

Un médecin marche dans le corridor d'un hôpital.
Le Réseau santé en français de la Saskatchewan lance une série de tables rondes à Bellegarde, à Gravelbourg et à Ponteix cette semaine. Photo: iStock / sudok1
Marie-Christine  Bouillon

Quelles sont vos suggestions pour améliorer l'accès à des soins de santé en français dans votre région? C'est l'une des questions que pose le Réseau santé en français de la Saskatchewan (RSFS) aux habitants des communautés fransaskoises de Bellegarde, de Gravelbourg et de Ponteix, dans le cadre d'une tournée de consultations cette semaine.

Les tables rondes du RSFS s’inscrivent dans une vaste démarche dont l’objectif est d’améliorer l’offre de soins de santé en français dans la province. Pour ce faire, le RSFS souhaite également faire le point sur les services qui sont déjà offerts.

Selon le RSFS, les services de santé en français sont quasiment inexistants en Saskatchewan. L’organisme souhaite remédier à la situation en communiquant les besoins des Fransaskois à l'Autorité provinciale de la santé afin que les services nécessaires soient mis en place.

Une initiative saluée par plusieurs

Le président de l’Association des parents fransaskois (APF), Philolin Ngomo, estime que ces consultations sont une bonne idée. Selon lui, il est indispensable que les familles dans les régions puissent avoir accès à un médecin ou à un interprète francophone lorsqu’ils ont besoin de soins de santé.

La situation est particulièrement difficile pour les familles de nouveaux arrivants, qui parfois, ne maîtrisent pas du tout l’anglais. Il croit que c’est important qu’elles puissent se sentir en confiance, être bien comprises par les professionnels de la santé, mais aussi de bien comprendre les informations qui leur sont communiquées.

Moi, je suis un bon exemple parce que, même après plusieurs années en Saskatchewan, lorsque je vais à l’hôpital, j’insiste toujours pour avoir des services en français.

Philolin Ngomo, président de l'APF

La Fédération des aînés fransaskois (FAF) salue également l’initiative du RSFS de se rendre dans les communautés pour consulter les Fransaskois.

« Je suis d’accord qu’on a besoin de bien des services. D’ailleurs, pour les personnes âgées ou celles qui [ont des problèmes], c’est bien sûr qu’elles reviennent à leur première langue lorsqu’elles sont, peut-être, en déficience. C’est la première langue qui revient. Alors, c’est un besoin d’avoir de l’aide pour ces personnes-là », soutient la présidente de la FAF, Jacqueline Plante.

Pour le résident de Gravelbourg et ancien premier répondant Michel Forest, il est nécessaire d’amorcer la discussion sur le sujet. Il souligne que l’accès à des soins de santé dans la langue maternelle d’un patient peut avoir des effets importants.

« Quand je voyais qu’on avait quelqu’un qui se sentait beaucoup plus à l’aise de parler français, je montrais tout de suite que je pouvais parler avec cette personne-là en français. Et tu voyais dans ses yeux que ça faisait du bien d’avoir quelqu’un avec qui [elle] pouvait communiquer en français. Je le faisais chaque fois que j’avais un moment pour le faire », se souvient-il.

Les tables rondes du RSFS commencent lundi, à 19 h, au Centre communautaire de Bellegarde. Par la suite, l’équipe sera au Centre culturel Maillard, à Gravelbourg, mercredi, à 19 h, et au Centre culturel Royer, à Ponteix, vendredi, à 16 h. L’activité est ouverte à tous, et une collation sera offerte.

Le RSFS compte également organiser d'autres tables rondes dans les communautés fransaskoises du centre-nord de la province.

Saskatchewan

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