•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Denis Landry devient chef intérimaire du Parti libéral du Nouveau-Brunswick

Denis Landry entouré des députés libéraux, dont Rob McKee, Cathy Rogers, Benoît Bourque et Brian Gallant, et des journalistes.

Denis Landy a été élu par les membres du Parti libéral mardi matin

Photo : Parti libéral du Nouveau-Brunswick

Radio-Canada

Le caucus libéral s'est réuni mardi pour élire son chef intérimaire. A l'issue du scrutin, le député de Bathurst-Est-Nepisiguit-Saint-Isidore, Denis Landry, a été choisi pour remplacer Brian Gallant en attendant la nomination d'un nouveau chef, cet été.

Mon leadership en sera un d’équipe : travailler de très près avec les membres du caucus, impliquer les membres du Parti, rencontrer les associations libérales à travers le Nouveau-Brunswick, écouter ce qu’ils ont à dire, lance Denis Landry, par voie de communiqué. Je veux que ces gens-là se sentent à l’aise et que ce soit plaisant de faire partie de cette très belle organisation qu’est le Parti libéral du Nouveau-Brunswick.

Denis Landry a été élu pour la première fois à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick le 11 septembre 1995 en tant que député de la circonscription de Centre-Péninsule.

Il a siégé à l’Assemblée durant 19 ans et a été successivement ministre des Transports, ministre des Ressources naturelles, ministre des Ressources humaines et ministre de la Justice et de la Sécurité publique. Avant de se lancer en politique, il a été bûcheron pendant 17 ans et représentant syndical.

Il prend la direction du Parti jusqu’à l'assemblée des libéraux du 22 juin à Saint-Jean, lorsque le nouveau chef sera élu.

Un nouveau candidat à la chefferie

Alors que les Néo-Brunswickois apprendront mardi qui sera le chef intérimaire du Parti libéral, la course pour remplacer officiellement Brian Gallant commence à prendre forme.

Un deuxième candidat se lance officiellement dans la course. Il s'agit de Gaétan Pelletier, un homme d'affaires originaire de Charlo, dans le nord de la province.

Mon engagement envers le Parti libéral est sans faille depuis de nombreuses années, peut-on lire dans un communiqué de presse envoyé mardi matin.

René Ephestion, directeur général de la Maison Nazareth, a annoncé sa candidature en novembre. Il était, jusqu'à présent, le seul à être officiellement dans la course.

À la fin du mois de janvier, trois candidats pressentis qui avaient annoncé leur intérêt se sont désistés : Susan Holt, Brian Kenny et Wayne Long.

Enfin, le nom de Kevin Vickers circule depuis quelques semaines dans les coulisses du Parti libéral. Il a mentionné son intérêt pour la chefferie du Parti libéral en janvier et a, depuis, démissionné de son poste d'ambassadeur canadien en Irlande, au début du mois de février. Il ne fera toutefois pas de commentaire sur son intérêt envers la politique provinciale jusqu'à la fin de son mandat à l'étranger, le 2 mars.

Des membres des associations libérales de la province souhaitent toutefois voir une femme prendre les rênes du Parti. Plusieurs observateurs espèrent un retour à l’alternance linguistique à la tête du Parti. Le bilinguisme demeure une compétence nécessaire pour briguer la direction.

La dégringolade de Brian Gallant

Après les résultats serrés de l’élection provinciale du 24 septembre 2018, Brian Gallant avait demandé à la lieutenante-gouverneure de demeurer premier ministre en vertu de la tradition parlementaire britannique. Certains observateurs et une frange de la population ont senti que M. Gallant s’était alors accroché au pouvoir. Les libéraux ont ensuite été défaits lors du vote sur leur discours du Trône.

Les progressistes-conservateurs de Blaine Higgs ont obtenu 22 sièges à l’Assemblée législative, contre 21 pour les libéraux, lors des élections. Le gouvernement minoritaire de Blaine Higgs a réussi à obtenir l’appui de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick (un tiers parti fort de trois députés à Fredericton) pour gouverner la province depuis la chute des libéraux.

Brian Gallant s’est hissé à la tête du Parti libéral en octobre 2012. Il a remporté les élections générales en septembre 2014. Alors âgé de 32 ans, il était le plus jeune premier ministre du Nouveau-Brunswick depuis 1870.

Brian Gallant le 15 novembre 2018 à Fredericton.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Brian Gallant a été premier ministre du Nouveau-Brunswick de 2014 à 2018.

Photo : La Presse canadienne / James West

Brian Gallant affiche un bilan partagé de ses quatre années au pouvoir. Il lègue notamment une dette record de plus de 14 milliards de dollars à la petite province de moins d’un million d’habitants. Le taux de chômage a néanmoins diminué de 10 % à 7,5 % au cours de son mandat.

Malgré sa posture progressiste, ses mesures en santé et en éducation n’ont pas produit les effets escomptés. Les étudiants universitaires du Nouveau-Brunswick sont les deuxièmes au pays en matière d'endettement. Le gouvernement Gallant s’est heurté à une levée de boucliers en promettant de privatiser la gestion des services de l'Extra-mural et de Télé-Soins.

En rétrospective, l’ancien premier ministre a reconnu qu’il aurait aimé en faire plus pour promouvoir le bilinguisme au sein de la seule province canadienne officiellement bilingue. Il a évoqué son souhait de partir en tournée pour la promotion des deux langues officielles après son mandat.

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale