•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • Archives
  • Paroles d’archives : à la découverte de trésors de la radio

    Trois modèles d'appareil de radio portatif à pile ou électrique datant de 1937 à 1960.

    La journée mondiale de la radio est célébrée le 13 février.

    Photo : Radio-Canada / Guy Dubois

    Radio-Canada

    Les archives radio de Radio-Canada regorgent de trésors uniques. Des propos rares, des ambiances intimes, des moments de grande intensité. Nous vous offrons aujourd'hui six extraits radiophoniques d'exception que nous avons choisi de magnifier avec des archives visuelles de notre collection.

    La suspension de Maurice Richard

    En mars 1955 éclate l’affaire Maurice Richard.

    Tout a commencé lors du match de hockey du 15 mars 1955 entre les Canadiens de Montréal et les Bruins de Boston.

    Au cours de la troisième période, le joueur des Bruins Hal Laycoe atteint Maurice Richard à la tête avec son bâton.

    En voulant empêcher le Rocket de répliquer, un juge de ligne reçoit de ce dernier un coup de poing sur la figure.

    En raison de ce geste, le joueur étoile Maurice Richard est suspendu pour les trois dernières parties de la saison et pour la durée des séries éliminatoires.

    La suspension de Maurice Richard

    La suspension est ordonnée par le président de la Ligue nationale de hockey (LNH) Clarence Campbell.

    Au micro de La Revue de l’actualité, le collaborateur Paul Rochon revient minute par minute sur la rencontre dans les bureaux de la LNH qui a mené à cette sanction historique.

    Source radio : La Revue de l’actualité, 18 mars 1955

    À la suite de cette décision, des milliers de partisans se rassemblent au Forum de Montréal afin de protester contre cette injustice envers leur idole Maurice Richard.

    Le président Clarence Campbell qui s’y présente en ce soir de match est violemment invectivé.

    La manifestation du 17 mars 1955 se transforme en une émeute sans précédent.

    Le Rocket calme le jeu

    Au lendemain des événements, Maurice Richard prononce une allocution à la radio pour tenter de calmer les esprits échauffés.

    Il demande aux partisans de « ne plus causer de trouble » et de continuer « d’encourager le Canadien ».

    Le Rocket calme le jeu

    Source radio : La Revue de l’actualité, 18 mars 1955

    Plus qu'un simple joueur de hockey, Maurice Richard était devenu un symbole du peuple canadien-français.

    En ce sens, la suspension infligée par Clarence Campbell est considérée comme une injustice et une atteinte à la nation, qui voit dans le Rocket un moyen d'affirmation nationale devant la domination de la culture anglophone.

    Cette émeute représente d’ailleurs pour plusieurs historiens l'un des faits annonciateurs de la Révolution tranquille.


    Pauline Julien parle de La Bolduc

    En 1967, Pauline Julien, grande passionaria du Québec, rend hommage à une pionnière de la chanson québécoise : La Bolduc.

    Pauline Julien parle de La Bolduc

    Pauline Julien souligne dans cet extrait la valeur de témoignage des chants de La Bolduc, dont elle admire le réalisme et l’humanité.

    Les piaillements de la perruche que l’on entend au fond de son appartement ne perturbent en rien son envolée sur la chanson sociale au Québec.

    La chanteuse cite au passage d’autres auteurs qui ont marché dans les traces de La Bolduc : Clémence Desrochers, Raymond Lévesque, Gilles Vigneault.

    Un regard posé par une icône de la chanson québécoise sur ses racines et inspirations.

    Source radio : L’histoire comme ils l’ont faite, 11 février 1967

    À la fin des années 1960 et au début des années 1970, le répertoire de Pauline Julien se concentre sur les textes d'auteurs et de compositeurs québécois.

    C’est un choix professionnel influencé par ses convictions politiques.


    Gabrielle Roy parle du quartier Saint-Henri

    En 1947, Gabrielle Roy devient la première femme admise à la Société royale du Canada.

    Deux ans plus tôt, l’écrivaine a publié Bonheur d’occasion, un roman rédigé durant la Deuxième Guerre mondiale qui dresse le portrait réaliste d’un quartier ouvrier montréalais.

    Le 27 septembre 1947, lors de sa cérémonie d’entrée dans cet organisme qui regroupe les plus éminents universitaires, humanistes, scientifiques et artistes canadiens, Gabrielle Roy choisit de raconter la vie d’après-guerre dans le quartier Saint-Henri.

    Gabrielle Roy parle du quartier Saint-Henri

    Dans un discours qu’elle transforme en récit inspiré, Gabrielle Roy exprime sa consternation devant ce quartier inchangé depuis la guerre. Un quartier dont elle décrit la vie ouvrière, la pauvreté et, surtout, le gaspillage de l’énergie humaine.

    Elle en appelle à une vision d’une société qui respecte le travail humain et à un ordre social plus juste et plus intelligent.

    Une déclaration abondamment applaudie par les dignitaires présents, comme le montre cet extrait de son discours.

    Source radio : Allocution devant la Société royale canadienne, 27 septembre 1947

    Gabrielle Roy raconte l’histoire d’Alicia

    Native du Manitoba, Gabrielle Roy est l'une des écrivaines francophones les plus connues du Canada.

    Ses romans ont raflé de nombreux prix, mais ses apparitions publiques sont rares, tout comme nos archives dans lesquelles on peut la voir ou l’entendre s’exprimer.

    Gabrielle Roy se fait bien discrète sur sa vie privée et – ayant besoin de silence – s’isole pour écrire.

    Puis, à travers ses livres, la romancière s’ouvre et traduit l'intimité des êtres, leurs souffrances, mais aussi l'amour et l'espoir qui les anime.

    Gabrielle Roy raconte l'histoire d'Alicia

    Dans cet extrait, Gabrielle Roy lit comme elle seule peut le faire un passage de son roman Rue Deschambault.

    La rue Deschambault est celle où la romancière a grandi à Saint-Boniface comme cadette d’une famille modeste de onze enfants.

    Par l’entremise de sa narratrice Christine, c’est donc à sa propre enfance que fait référence Gabrielle Roy lorsqu’elle lit Rue Deschambault.

    Dans une grande pudeur, elle évoque à travers ce passage le tabou de la maladie mentale, un lourd secret qui aura marqué sa jeunesse.

    Source radio : Lecture de Rue Deschambault, 16 septembre 1957


    Le correspondant Marcel Ouimet sur la ligne de feu

    Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Marcel Ouimet sillonne l'Europe comme correspondant de guerre pour Radio-Canada.

    En plein cœur du conflit, il devient les yeux et les oreilles de toute l'Amérique francophone.

    Le ton juste, les mots remplis d'images, Marcel Ouimet avait une façon unique de décrire des événements hors du commun.

    Le correspondant Marcel Ouimet sur la ligne de feu

    Le 25 décembre 1943, Marcel Ouimet est sur le front en Italie avec les troupes canadiennes et britanniques.

    En ce jour de Noël – le premier pour les soldats canadiens loin de leur famille – les combats n’ont pas connu de trêve. Les canons des Allemands ont tonné toute la journée.

    Du côté des Alliés, le corps médical a eu la délicate attention de chanter des cantiques de Noël pour les blessés.

    Ce moment de paix et de sérénité inspire Marcel Ouimet qui raconte avec émotion ce Noël de 1943 sur la ligne de feu.

    Source radio : Noël sur la ligne de feu, 25 décembre 1943


    Encore plus de nos archives

    Archives

    Société