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Une jeune chercheuse montre de la ténacité dans le monde masculin de la science

Une jeune femme souriante dans un studio de radio.

Mélanie C.M. Herbert étudie les insectes fossilisés dans l'ambre au Musée royal de la Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada / Zoé Clin

Lise Ouangari

Une jeune chercheuse défend l'importance de la place des femmes dans le monde de la science en témoignant de la persévérance dont elle a dû faire preuve pour surmonter des troubles du langage.

Seulement 30 % des chercheurs dans le monde sont des femmes, selon l’UNESCO, qui a déclaré le 11 février Journée internationale des femmes et des filles de science.

Originaire de Bretagne, dans l'ouest de la France, Mélanie Herbert a dû faire preuve de caractère tout au long de son parcours scolaire pour satisfaire ses ambitions professionnelles, et ce, malgré une dyslexie, une dysplasie et une dysorthographie, qui lui ont valu des échecs scolaires.

Aujourd’hui, la jeune femme a pourtant fait son chemin jusqu’en maîtrise dans le monde exigeant de la science et dans un domaine si pointu qu’il en est même difficile d’en prononcer le nom : la paléoentomologie, la science qui étudie les insectes fossilisés.

Une femme passionnée...

Mélanie Herbert est spécialisée dans les insectes fossilisés dans l’ambre et est arrivée il y a un mois au Canada pour effectuer un stage au laboratoire du Musée Royal de la Saskatchewan, à Regina.

« Il y a des conservations assez exceptionnelles des insectes, c’est vraiment très beau. J’adore étudier surtout la période du crétacé qui a environ 140 millions d’années », explique-t-elle.

La jeune scientifique étudie les insectes qui sont fossilisés dans l’ambre en les observant et en les identifiant pour les répertorier et étudier leurs évolutions.

J’ai trouvé la conservation si exceptionnelle, c’est un domaine qui m’a vite passionnée.

Mélanie Herbert, jeune chercheuse

... dans un univers masculin

Mélanie Herbert indique que la paléoentomologie est un milieu dominé par les hommes.

« Il y a une majorité masculine parce qu’il y a quand même une grosse partie de terrain où, forcément, il faut aller “ casser du caillou ” comme on dit, et cette partie de terrain peut rebuter certaines femmes, mais on reste présentes », souligne-t-elle.

Selon la jeune chercheuse, les femmes peuvent parfois avoir une approche plus minutieuse. « La présence féminine peut parfois poser un autre regard sur la recherche », estime-t-elle.

En témoignant de sa propre expérience, Mélanie Herbert estime que, même si des défis peuvent parfois attendre les femmes qui souhaitent évoluer dans le monde scientifique, celles-ci doivent s'affirmer.

« Il faut se faire remarquer et être vraiment motivée, faire des recherches et publier. Il faut être vraiment tenace, parce que, parfois, on n'évolue qu’avec des hommes, alors il faut être présente et ne pas avoir peur de donner son idée », affirme-t-elle.

Quant à son expérience en Saskatchewan, la stagiaire souligne « l’accueil exceptionnel » que lui ont réservé ses collègues.

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