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Un nouveau centre de santé mentale pour détenus sera construit à Dorchester

Dominic LeBlanc devant le pénitencier de Dorchester.

Dominic LeBlanc, ministre fédéral des Affaires intergouvernementales, était présent lundi matin lors de l'annonce.

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Anaïs Brasier

La première phase de construction d'une infrastructure de 155 lits a été acceptée par le gouvernement fédéral au Centre Shepody de Dorchester, au Nouveau-Brunswick. Il s'agira d'un centre d'excellence national en santé qui fournira des soins bilingues aux délinquants souffrants de problèmes de santé mentale.

La construction devrait commencer en 2020, a annoncé le ministre fédéral des Affaires intergouvernementales Dominic LeBlanc, en point de presse à Dorchester, lundi matin.

La nouvelle infrastructure devrait compter 155 lits, soit 87 de plus que le Centre Shepody de Dorchester. Ce dernier ne rencontre pas les besoins des détenus plus âgés et des détenus ayant des problèmes de mobilité, assure Dominic LeBlanc. Le nouveau centre devrait non seulement améliorer la qualité des services offerts à ces détenus, mais comprendra aussi 10 lits pour les femmes incarcérées et 15 lits pour répondre aux besoins régionaux en soins de santé de la population du Canada atlantique.

Le centre sera capable d'accueillir différents types de détenus, soit des détenus à sécurité minimale ou maximale.

Selon le Dr Louis Thériault, psychiatre-chef du centre Shepody, un Canadien sur cinq souffre d'un trouble de santé mentale. Chez les détenus, cette proportion monte à trois personnes sur cinq, d'où la nécessité d'avoir une infrastructure basée sur leurs besoins.

Le Centre [Shepody de Dorchester] est désuet, pas sécuritaire ni pour les détenus, ni pour le personnel.

Dr Louis Thériault, psychiatre et directeur médical du programme de psychiatrie, CHU Dr-Georges-L.-Dumont, et psychiatre-chef du centre Shepody au pénitencier fédéral de Dorchester

Avoir des fenêtres et de l’espace pour travailler va tout changer pour les gens qui y oeuvrent et pour les gens qui seront traités, ajoute Dr Thériault.

En plus de la nouvelle infrastructure, le centre embauchera davantage de professionnels de la santé pour répondre aux besoins créés par l'augmentation du nombre de lits et aux standards d'un Centre d'excellence en santé.

Recrutement du personnel médical : on est très confiants

Le Nouveau-Brunswick, comme le reste du Canada, fait face à une grave pénurie de personnel médical et infirmier, comme a pu le démontrer le rapport de l'ombudsman publié la semaine dernière sur le Centre hospitalier Restigouche.

Qu'à cela ne tienne, Dominic LeBlanc et le Dr Louis Thériault se disent très confiants : ils trouveront des gens qualifiés et motivés pour travailler au nouveau centre de Dorchester.

Je suis convaincu qu’avec un nouveau centre de traitement national, à la fine pointe de la technologie en termes de traitements et d’infrastructure, [on arrivera à] recruter des professionnels de la santé, a déclaré Dominic LeBlanc, qui précise que le fait qu'ils seront recrutés sur une base bilingue devrait aider.

Dominic LeBlanc, ministre des Affaires intergouvernementales, en conférence de presse. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le fédéral a approuvé la première phase de la construction d'un nouveau centre de santé pour les détenus dans le sud-est du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Plusieurs démarches sont ou seront entreprises pour recruter du personnel, ajoute le Dr Thériault.

On commence en juillet à l'hôpital [Georges-L.-Dumont de Moncton] un programme officiel de résidence en psychiatrie avec un partenariat avec les universités du Québec.

Dr Louis Thériault, psychiatre et directeur médical du programme de psychiatrie, CHU Dr-Georges-L.-Dumont, et psychiatre-chef du centre Shepody au pénitencier fédéral de Dorchester

Louis Thériault assure également que le centre, qui sera aussi un lieu de formation et pas seulement de traitement, deviendra un pôle d'attraction intéressant pour la recherche avec la nouvelle infrastructure. Selon le psychiatre-chef du centre Shepody assure que l'établissement reçoit parmi les cas les plus difficiles du Canada.

On se projette dans quelques années, on a le temps de se préparer et d’organiser en conséquence, dit-il. C'est progressif, on est très confiant.

La construction en 2020

Le gouvernement fédéral a déjà alloué un montant d'argent considérable pour la première phase du projet, assure Dominic LeBlanc.

Cette première phase consiste à l'établissement d'un plan pour l'ingénierie, l'architecture et l'impact environnemental de la nouvelle infrastructure.

Le gouvernement fédéral espère commencer la construction en 2020.

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