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« J’adore ça », affirme un travailleur qui a délaissé la construction pour la couture

Paul Roy prend des rouleaux de tissus d'une étagère pour les montrer à une cliente.
Paul Roy a délaissé les chantiers de construction pour travailler dans la couture. Photo: Radio-Canada

Il n'est pas toujours facile de faire un changement soudain de carrière à l'aube de la cinquantaine, mais c'est ce qu'a réalisé Paul Roy, résident de Beresford, au Nouveau-Brunswick, qui a délaissé la construction pour la couture.

Paul Roy a fait ce virage il y a près de trois ans. À ce moment, le métier de couturier lui était totalement inconnu.

Tu demandais du coton, du polyester ou de la mousseline. Ne me demandez pas ça. Je ne savais pas c'était quoi, indique Paul Roy.

Après 25 ans de travail dans le domaine de la construction, il s'est rendu compte que son corps montrait des signes d'usure. « J'ai commencé à réaliser que l'âge commençait à me fesser un peu », dit-il.

Paul Roy souriant derrière son comptoirPaul Roy a remplacé son marteau et sa scie par des ciseaux et des aiguilles pour devenir couturier. Photo : Radio-Canada

C'est alors qu'il a accepté l'offre de sa nouvelle conjointe de se joindre à son entreprise de couture. Le métier présente des similarités avec son ancien travail de charpentier, dit-il.

La mesure, il faut que ce soit minutieux, précis, parce que la couture il faut que ce soit précis, mais c'est similaire. Au lieu de travailler avec une scie, on travaille avec un moulin, explique-t-il.

Paul Roy s'occupe de la clientèle. Il confectionne des coussins, des couvertures. De toute évidence, il est tombé amoureux de son nouveau métier.

Couper tes morceaux, les assembler, c'est de toute beauté. Moi, j'adore ça. Moi, j'embarque là-dedans et je ne suis plus capable d'arrêter.

Paul Roy, couturier

Carol Roy, couturière de longue date, ne tarit pas d'éloges à l'égard du travail de son conjoint.

Ah, non, non, non, il peut accoter bien des madames, dit-elle en riant. Je ne suis pas inquiète. Il travaille de précision comme moi. C'est impeccable son ouvrage. Je suis très très fière de mon mari.

Carole Roy au milieu de son atelier de coutureCarol Roy affirme que son mari est un bon élève qui apprend vite la couture. Photo : Radio-Canada

De fil en aiguille, ils ont développé une complicité au travail qui ferait l'envie de bien des couples.

Je ne changerais pas ma place pour tout l'or du monde. C'est quelque chose de vivre ça, de travailler avec ton conjoint, souligne Carol Roy.

On travaille ensemble. On est des amis de travail. On soupe ensemble. On dort ensemble. On passe nos 24 sur 24 ensemble, ajoute Paul Roy.

À 52 ans, il remercie la vie et surtout son épouse de lui avoir fait découvrir un métier qui est vite devenu une véritable passion.

D’après un reportage de François Vigneault

Nouveau-Brunswick

Emploi